22 juillet 2024

Marine Le Pen veut porter plainte contre les rappeurs de « No Pasaran »

Le collectif de rappeurs derrière le titre polémique « No Pasaran » qui se retrouve au cœur de la tempête médiatique, après que Marine Le Pen a annoncé vouloir porter plainte contre eux. Retour sur une affaire qui fait grand bruit.

Les paroles qui enflamment

Le titre « No Pasaran », réunissant 20 rappeurs, a suscité une vive polémique dès sa sortie. Les paroles, jugées violentes et provocatrices, n’ont pas manqué de faire réagir. Parmi les phrases les plus controversées, on retrouve : « Si les fachos passent je vais sortir avec un big calibre », « Ils veulent nous injecter des puces dans le sang », ou encore « Marine et Marion les p*tes, un coup de bâton sur ces chiennes en rut ». Des mots forts qui ont immédiatement attiré l’attention des médias et des politiques.

Les réactions de Marine Le Pen et Jordan Bardella

Face à cette chanson, les figures du Rassemblement National n’ont pas tardé à réagir. Jordan Bardella, sur son compte X, a dénoncé : « Les fameuses « punchlines incisives » : des appels au meurtre, de la misogynie violente, de l’antisémitisme crasse et du complotisme… L’univers mental de l’extrême gauche est de plus en plus toxique. Et les médias qui cautionnent ça ont perdu toute décence… ».

Marine Le Pen, quant à elle, a profité de son passage au 20 heures de TF1 pour annoncer son intention de porter plainte contre les auteurs de la chanson. « Il faut expliquer à ces gens qu’on ne peut pas tout se permettre et que le moindre des respects est de se soumettre, y compris quand on est un artiste, à la loi », a-t-elle déclaré.

La riposte des rappeurs

Les artistes de « No Pasaran » n’ont pas tardé à répondre aux accusations. Sur Instagram, Akhenaton a lancé un message clair aux médias : « Pour Cnews, BFM, Le Point, Le Figaro et autres propagandistes. Au lieu de me demander 500 interviews, écoutez les 500 textes qui parlent du sujet svp, faites votre boulot, le vrai, le journalisme pas le buzz. Grazie ».

Seth Gueko, de son côté, a pris la parole sur France Info pour défendre le morceau : « C’est un morceau multigénérationnel ! Des fois, il faut des mots chocs, des électrochocs… Les racistes peuvent parler d’un morceau avec de la haine, mais c’est tout ce qu’ils prônent : c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! ». Pour lui, cette polémique est « une histoire de générations » : « Aujourd’hui, les jeunes sont un peu plus virulents et vivent le truc autrement ».

Cette affaire met en lumière les tensions croissantes entre le monde artistique et la sphère politique. Si certains voient dans « No Pasaran » une œuvre nécessaire pour éveiller les consciences, d’autres y perçoivent un danger pour la cohésion sociale. Une chose est sûre, ce clash entre Marine Le Pen et le collectif de rappeurs n’a pas fini de faire parler de lui.

1 Comment

  • Jean RIGOLE

    On ne peut pas tout faire sous le nom de la liberté!
    Rappel: la liberté de chacun s’arrête là où commence celle des autres!
    L’incorrection ne fait pas partit des libertés individuelles! Sauf chez certaines peuplades primitives, qui n’ont rien à faire chez nous!
    Au lieu de faire de la politique, les rapeurs devraient apprendre la musique, leur musique est plus proche du borborisme que de la sonate!!!

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