
L’ancien présentateur du journal télévisé de TF1 ne mâche pas ses mots. Devenu chroniqueur radio, Jacques Legros a profité de son antenne pour lancer une charge virulente contre la célèbre manifestation cinématographique de la Côte d’Azur. Entre préoccupations environnementales et critique du milieu, ses propos ont fait grand bruit.
Une sortie fracassante sur les ondes de RMC
C’est lors de l’émission Estelle Midi, vendredi 15 mai 2026, que le journaliste s’est lâché. Chroniqueur hebdomadaire sur RMC depuis août 2025, l’ancien joker du 13h n’y est pas allé par quatre chemins.
Ses mots ont choqué : « Le Festival de Cannes, c’est quoi ? C’est un rassemblement de trous du cul qui posent devant des photographes dans des tenues incroyables, rien que pour paraître ». Une formulation crue qui traduit son exaspération face à ce qu’il perçoit comme un spectacle superficiel.
Le cinéma populaire au cœur de son argumentaire
Au-delà de la provocation, Jacques Legros développe une critique plus profonde. Selon lui, les films présentés lors de cette manifestation ne touchent pas le grand public.
« Et qui n’aiment même pas le vrai cinéma populaire. Ce ne sont que des films qu’on n’ira même pas voir. Je suis désolé. Oui, je suis un peu abrupt, certes, Fred, mais quand même, il y a un peu de ça dans ce que je dis », a-t-il justifié auprès de son interlocuteur.
Pour le chroniqueur, le festival incarne un entre-soi déconnecté de la réalité cinématographique appréciée par les Français.
L’empreinte écologique des jets privés pointée du doigt
La dimension environnementale constitue l’autre volet majeur de son réquisitoire. Les chiffres publiés par l’ONG Transport & Environment ont alimenté sa diatribe.
L’année précédente, pas moins de 750 jets privés ont transporté personnalités et dirigeants vers la Croisette. Ces appareils ont consommé environ deux millions de litres de kérosène fossile.
Des chiffres qui donnent le vertige
Cette quantité de carburant équivaut à ce qu’une voiture à moteur thermique consommerait sur 30 millions de kilomètres. Pour mieux visualiser, cela représente environ 750 fois le tour de la Terre.
Face à cette réalité, des militants écologistes réclament l’interdiction de ces moyens de transport dans un contexte de crise climatique et de choc pétrolier.
Une démarche qualifiée d’obscène par un ancien pilote
Anthony Viaux, ancien pilote d’Air France et signataire d’un appel écologiste, a choisi des termes sans équivoque. Pour lui, voir des célébrités fortunées brûler du carburant devenu rare pour se rendre à un festival cinématographique relève de « non seulement une preuve d’aveuglement, mais quelque chose d’obscène ».
Cette déclaration renforce la position de ceux qui estiment que le monde du spectacle doit montrer l’exemple en matière de transition écologique.
Un débat qui dépasse le simple cadre cannois
Les propos de Jacques Legros s’inscrivent dans une réflexion plus large sur les privilèges des élites et leur impact environnemental. La polémique autour du Festival de Cannes cristallise des tensions sociétales profondes.
Entre accusations de déconnexion culturelle et urgence climatique, le rendez-vous annuel de la Croisette se retrouve au cœur d’un questionnement sur les valeurs que portent les grands événements internationaux.



