3 juin 2026

« Il leur manque une paire de c…. » : Mathieu Kassovitz flingue les politiciens

Le réalisateur de La Haine sort de sa réserve habituelle. Connu pour son abstentionnisme électoral, Mathieu Kassovitz vient de faire une annonce qui surprend le monde culturel et politique français. Dans une prise de position rare, le cinéaste dévoile ses réflexions sur l’état du paysage politique français et révèle son intention de rompre avec des années d’abstention.

Une charge virulente contre la classe politique actuelle

Le ton est sans appel. Mathieu Kassovitz ne mâche pas ses mots lorsqu’il évoque les dirigeants politiques contemporains. Selon lui, la scène politique française souffre d’un mal profond : l’absence de courage.

Le cinéaste dénonce l’opportunisme ambiant et l’incapacité des leaders actuels à prendre des risques personnels. Pour illustrer son propos, il établit un parallèle historique audacieux avec l’amiral Darlan durant la Seconde Guerre mondiale, symbole selon lui d’un manque de courage politique.

L’exemple gaulliste comme modèle

Dans sa critique, Kassovitz brandit l’étendard du gaullisme. Il voue une admiration particulière à Charles de Gaulle, dont il salue la détermination exceptionnelle. Pour décrire le courage politique du général, le réalisateur n’hésite pas à employer une formule provocante : De Gaulle possédait « une grosse paire de couilles ».

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Cette référence au gaullisme n’est pas anodine. Elle traduit la nostalgie d’une époque où, selon Kassovitz, les hommes d’État guidaient par l’exemple et n’hésitaient pas à engager leur personne pour leurs convictions.

Chirac, le dernier leader courageux selon Kassovitz

Parmi les figures politiques récentes, Jacques Chirac occupe une place particulière dans le panthéon personnel du cinéaste. Kassovitz le considère comme le dernier véritable leader courageux de la République française.

Un jugement d’autant plus significatif que le réalisateur reconnaît avoir eu une perception initialement négative de l’ancien président. Ce qui a changé son regard ? L’humanisme de Chirac et surtout sa décision historique de refuser l’intervention en Irak en 2003.

Dominique de Villepin, l’unique recours

C’est là que réside la révélation majeure. Après des années d’abstention électorale revendiquée, Mathieu Kassovitz annonce qu’il est prêt à se rendre aux urnes pour une seule personne : Dominique de Villepin.

L’ancien Premier ministre représente aux yeux du cinéaste la seule option raisonnable dans le contexte de crise actuel. Cette conviction s’est renforcée lors d’échanges personnels entre les deux hommes au sujet du célèbre discours de Villepin à l’ONU.

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Un engagement artistique et politique

Parallèlement à ses prises de position, Kassovitz continue son travail créatif. Il travaille actuellement sur l’adaptation de la bande dessinée « La bête est morte ! », projet dans lequel il explore des technologies innovantes comme l’intelligence artificielle.

Le réalisateur va plus loin en encourageant ses confrères du monde culturel à ne pas rester silencieux. Il les incite à exprimer leurs convictions politiques à travers l’art, considérant que les créateurs ont un rôle à jouer dans le débat démocratique.

Une indépendance professionnelle préservée

Malgré ses engagements, Mathieu Kassovitz veille à maintenir son autonomie professionnelle. Il collabore étroitement avec le groupe Canal+, tout en préservant sa liberté de ton et d’action.

Cette indépendance lui permet justement de s’exprimer sans filtre sur des sujets sensibles, loin des contraintes qui pèsent souvent sur les personnalités publiques liées à de grands groupes médiatiques.

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