12 janvier 2026

Ary Abittan humilié

Une séquence inattendue de l’émission Quotidien a mis en lumière la question du consentement lundi dernier, provoquant à la fois rires et malaise sur le plateau. L’humoriste Yann Guillarme a profité de sa présence à l’antenne pour envoyer un message direct à un autre comédien, relançant le débat sur cette notion devenue centrale dans les discussions sociétales.

Un baiser consensuel et un message explicite

C’est une scène qui n’était pas au programme. Lors de l’émission diffusée le 5 janvier 2026, Yann Guillarme et Artus ont partagé un moment impromptu devant les caméras. L’humoriste a d’abord proposé à son collègue de s’embrasser, ce que ce dernier a accepté.

Après ce baiser qui a déclenché les applaudissements et les rires du public, Guillarme a fixé la caméra pour délivrer un message lourd de sens : « Tu vois Ary Abittan, c’est ça le consentement, mon pote. » Cette déclaration a immédiatement fait place à un silence perceptible sur le plateau.

Un contexte de débat sociétal intense

Cette prise de position survient dans un climat particulièrement sensible autour de la question du consentement. Le sujet est revenu au centre des discussions publiques notamment après les déclarations récentes de Brigitte Macron concernant le collectif féministe #NousToutes.

La référence directe à Ary Abittan n’est pas anodine et renvoie à l’affaire judiciaire qui a entouré le comédien ces dernières années, même si celle-ci s’est soldée par un non-lieu.

L’affaire judiciaire d’Ary Abittan

Le parcours judiciaire d’Ary Abittan a débuté le 31 octobre 2021, lorsqu’il a été placé en garde à vue suite à une main courante pour viol déposée par une jeune femme de 23 ans. L’acteur avait ensuite été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire.

L’affaire a connu plusieurs rebondissements avant de se conclure. Le 20 juillet 2023, l’information judiciaire a été clôturée, les magistrats considérant que les accusations n’étaient « pas suffisamment caractérisées ». Malgré l’appel interjeté par la plaignante, la cour d’appel a confirmé le non-lieu le 30 janvier suivant.

Une carrière interrompue malgré la décision de justice

Si l’affaire est juridiquement close, ses conséquences continuent de se faire sentir. La carrière d’Ary Abittan a été « brutalement interrompue » suite à ces accusations, et le débat reste vif dans l’opinion publique.

La sortie de Yann Guillarme démontre que, même après une décision de justice, les questions liées au consentement et aux comportements continuent de susciter des réactions et des prises de position publiques.

L’intervention sur le plateau de Quotidien pourrait ainsi relancer les discussions sur ce sujet sensible, à l’heure où les mouvements féministes continuent de placer le consentement au cœur de leurs revendications.

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