
Dans une révélation saisissante lors de l’émission « TBT9 », le chroniqueur et spécialiste des faits divers Michel Mary a raconté sa confrontation glaçante avec un ancien tueur à gages qui lui en voulait personnellement. Une rencontre improbable qui fait resurgir une affaire criminelle particulièrement sordide remontant à 1998.
Une tentative d’assassinat contre une femme enceinte
Le 10 mars 1998, dans un parking du XIIIe arrondissement de Paris, une scène d’une violence inouïe se déroule. Une femme enceinte de cinq mois est prise pour cible par un tireur qui lui tire une balle dans la tête. Par miracle, la victime survit à cette agression, mais perd tragiquement l’enfant qu’elle portait.
À l’époque, malgré la découverte d’un gant abandonné par l’auteur des faits, les techniques d’identification ADN, encore peu développées, ne permettent pas d’exploiter cette preuve cruciale. L’affaire reste donc non résolue pendant plusieurs années.
Une enquête relancée grâce aux progrès scientifiques
Ce n’est qu’en 2006, grâce à l’évolution des méthodes scientifiques, que l’ADN permet finalement d’identifier le tireur. L’homme, prénommé Michel et âgé de 42 ans au moment des faits, est interpellé en Espagne.
Les enquêteurs découvrent alors qu’il s’agissait d’un crime commandité. La cible n’était autre que l’épouse de Thierry Saman, figure du grand banditisme parisien et indicateur de police. Ce dernier craignait que sa femme ne révèle son double jeu auprès des autorités, ce qui l’aurait mis en danger de mort.
Malgré la grossesse avancée de son épouse, Saman aurait décidé de la faire éliminer, engageant pour cela un tueur à gages évoluant dans le milieu du grand banditisme. Ironie du sort, Thierry Saman a lui-même été assassiné par la suite.
La confrontation inattendue entre le journaliste et le tueur
Michel Mary, qui a suivi cette affaire dès ses débuts et publié plusieurs articles sur le sujet, a rapidement attiré l’attention du tueur à gages alors incarcéré.
« il m’écrit au journal en me disant qu’il n’est pas très content. Il me dit que je suis un enculé », a révélé le journaliste lors de l’émission du 6 janvier 2026.
Quelques années après, alors que le tueur a été libéré, une rencontre fortuite a lieu près du quai des Orfèvres à Paris. Le chroniqueur raconte ce moment glaçant : « J’entends Michel Mary, je me retourne, je vois ce mec qui me dit : ‘Vous êtes bien Michel Marie ?’ J’ai dit ‘oui’. Et là, il a des yeux pleins de haine. Il me dit : ‘Mais j’ai fait une mauvaise prison à cause de toi' ».
Un pacte fragile avec un criminel
Face à cette situation potentiellement dangereuse, Michel Mary tente d’apaiser les tensions en proposant un échange autour d’un verre. Il accepte même de revoir certains aspects du passé de l’homme dans ses futurs articles.
Cette rencontre improbable est immortalisée par un commissaire de police présent sur les lieux, qui prend une photo des deux hommes côte à côte. Ce cliché fera même la une du magazine Détective.
Cependant, le journaliste, fidèle à son éthique professionnelle, n’a pas réussi à adoucir son récit dans son article suivant, estimant impossible d’édulcorer la gravité des faits commis. Cette décision a durablement marqué ses relations déjà tendues avec l’ancien tueur à gages.
L’émission s’est interrompue avant que Michel Mary ne puisse terminer son récit, laissant les téléspectateurs en suspens sur les conséquences ultimes de cette confrontation.




