
Face aux accusations de corruption visant la ministre de la Culture, le ministre de l’Intérieur a pris publiquement position en faveur de sa collègue gouvernementale. Une affaire judiciaire qui pourrait avoir des répercussions politiques importantes, notamment dans la perspective des prochaines élections municipales parisiennes.
Des accusations graves touchant la ministre de la Culture
Rachida Dati traverse une période judiciaire délicate. L’ancienne garde des Sceaux fait l’objet d’un renvoi devant le tribunal correctionnel pour des faits présumés de corruption et trafic d’influence passif. Au cœur de cette affaire, des versements estimés à 900 000 euros qu’elle aurait perçus entre 2010 et 2012.
Ces sommes proviendraient de RNBV, une filiale de l’alliance Renault-Nissan. Le point central de l’accusation repose sur des prestations de conseil qui auraient été rémunérées sans que le travail correspondant n’ait été effectivement réalisé.
Un calendrier judiciaire qui s’étire
La première audience de ce procès est programmée pour le 29 septembre prochain. Toutefois, selon les informations rapportées par RTL, les débats pourraient être repoussés au-delà des élections municipales prévues en mars 2026, créant ainsi un calendrier judiciaire particulièrement sensible pour celle qui nourrit des ambitions pour la mairie de Paris.
Le soutien public de Gérald Darmanin
C’est sur le plateau du journal télévisé de TF1, face à Jean-Baptiste Boursier, que le ministre de l’Intérieur a choisi d’exprimer son soutien à sa collègue du gouvernement. Gérald Darmanin a tenu à rappeler un principe fondamental de notre droit.
« Moi, je ne peux pas commenter une procédure judiciaire, mais il est évident que Rachida Dati, qui est une grande femme politique, dont je souhaite ardemment qu’elle soit maire de Paris, d’abord est présumée innocente et ne jetons pas trop rapidement le propre sur les personnes », a-t-il déclaré avec conviction.
Des ambitions parisiennes réaffirmées
Le ministre de l’Intérieur n’a pas caché son souhait de voir Rachida Dati accéder à la mairie de Paris, malgré les turbulences judiciaires actuelles. Son message de soutien s’est conclu par une formule sans ambiguïté :
« Donc soutenons Rachida Dati pour être une grande ministre de la culture, une maire de Paris et laissons la justice faire son travail ».
Cette prise de position intervient dans un contexte politique délicat où l’équilibre du gouvernement pourrait être affecté par les développements judiciaires concernant la ministre de la Culture.



