30 août 2026

Propos sexistes : l’élu RN Julien Odoul enflamme la toile en direct sur CNews

Les déclarations d’un élu du Rassemblement National lors d’une intervention télévisée ont provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. En évoquant les accusations visant le célèbre chanteur, le vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté a tenu des propos jugés profondément sexistes par plusieurs responsables politiques.

Une prise de parole controversée sur CNews

Invité de l’émission « Frontières » sur CNews, Julien Odoul a livré son analyse de l’affaire qui secoue le monde du spectacle depuis plusieurs semaines. Le responsable politique a rappelé que « c’est à la justice seule de décider si Patrick Bruel est coupable ou non ».

L’élu RN n’a pas hésité à dénoncer l’attitude de certains édiles locaux. Selon lui, plusieurs maires utilisent cette situation médiatique comme « un coup de com assez facile », profitant de la notoriété du chanteur pour se mettre en avant.

Des accusations de sexisme qui font réagir

C’est surtout son discours sur les femmes victimes qui a déclenché un tollé. Julien Odoul a remis en question la présomption de véracité accordée aux plaignantes dans les affaires de violences sexuelles.

« Pour certains, la femme, et c’est assez dénigrant de le dire, est toujours une victime par définition », a-t-il déclaré, critiquant une vision qu’il juge trop systématique. Le responsable politique a également évoqué l’affaire Ary Abittan pour illustrer son propos sur les possibles faux témoignages.

Une levée de boucliers dans la classe politique

La réaction n’a pas tardé du côté de la gauche. Manuel Bompard, figure de La France Insoumise, et Aurélien Rousseau, représentant de Place Publique, ont fermement condamné ces propos sur les réseaux sociaux, les qualifiant de sexistes et effrayants.

L’eurodéputée écologiste Mélissa Camara a apporté un éclairage statistique à la polémique. Elle a rappelé que « seules 7% des victimes de viol, de tentative de viol ou d’agression sexuelle osent porter plainte en France ».

Un débat sur les priorités

La parlementaire européenne a dénoncé le choix de Julien Odoul de mettre en avant la figure des « femmes manipulatrices » plutôt que de s’attarder sur la difficulté des victimes à faire entendre leur voix.

Cette controverse illustre une fois de plus les tensions qui traversent le débat public français sur les questions de violences sexuelles et de présomption d’innocence.

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