
L’horizon 2027 se dessine avec une constante troublante pour les partis traditionnels. Un nouveau sondage Ifop-Fiducial vient confirmer la domination de la candidate du Rassemblement national dans toutes les configurations possibles, aussi bien au premier qu’au second tour. Les résultats traduisent un bouleversement profond du paysage politique français.
Une avance confortable dès le premier tour
La présidente du RN capte entre 33 et 35% des intentions de vote selon les différents scénarios testés par l’institut de sondage. Cette performance la place largement en tête, creusant un écart significatif avec ses poursuivants directs.
Derrière elle, la bataille fait rage pour décrocher le précieux sésame du second tour. Édouard Philippe oscille entre 14,5 et 21% des suffrages, tandis que Raphaël Glucksmann récolte entre 11 et 17% des voix, pouvant atteindre 18% dans l’hypothèse d’une candidature de Bruno Le Maire.
Gabriel Attal pâtit de la concurrence interne
L’actuel Premier ministre affiche des résultats contrastés. Il obtient entre 14 et 15% des intentions de vote lorsqu’il est seul représentant de sa famille politique.
Mais ce score s’effondre à 8% quand Édouard Philippe entre dans la course, révélant une concurrence fratricide au sein du camp présidentiel. François Hollande, dans un scénario de candidature unique de la gauche non-LFI, capte 12% des voix, tandis que Bruno Retailleau se situe entre 6 et 12%.
Des duels au second tour tous remportés
Les simulations pour le tour décisif révèlent une dynamique encore plus inquiétante pour les adversaires de la candidate d’extrême droite. Dans chaque confrontation testée, elle l’emporte avec des marges variables mais toujours significatives.
Édouard Philippe et Gabriel Attal distancés
Face à l’ancien Premier ministre, Marine Le Pen obtiendrait 52% des suffrages contre 48%. Le match contre Gabriel Attal s’avère encore plus déséquilibré, avec un score de 54% contre 46% en sa faveur.
François Hollande ne ferait pas mieux, subissant également une défaite à 54-46. Le président socialiste échouerait ainsi à reconquérir l’Élysée neuf ans après son départ du pouvoir.
La gauche impuissante face à la vague RN
Raphaël Glucksmann, souvent présenté comme le candidat rassembleur de la gauche modérée, serait battu à 55% contre 45%. Un résultat qui questionne la capacité de cette famille politique à constituer un front républicain efficace.
Bruno Retailleau subirait une défaite encore plus lourde (58% contre 42%), tandis que Jean-Luc Mélenchon encaisserait un revers historique avec seulement 33% des voix face aux 67% de sa rivale du Rassemblement national.



