20 août 2026

Nouvelle plainte contre Patrick Bruel : une affaire judiciaire de plus en plus lourde

L’affaire Patrick Bruel continue de s’alourdir avec l’ajout d’une nouvelle accusation dans un dossier déjà particulièrement complexe. Le chanteur de 67 ans, qui conteste fermement l’ensemble des griefs formulés à son encontre, se retrouve une fois de plus au cœur d’une tourmente judiciaire qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Une nouvelle accusation dévoilée sur France Inter

Mercredi 19 août 2026, Myriam Guedj-Benayoun, qui représente plusieurs femmes dans cette affaire, a révélé sur les ondes de France Inter le dépôt d’une plainte supplémentaire. Celle-ci concerne des faits qualifiés de tentative de viol.

Selon l’avocate, cette plainte aurait été déposée cet été. La victime présumée était « extrêmement jeune, tout juste majeure » lorsque les événements se seraient produits.

Un schéma d’approche qui se répète

L’avocate souligne des similitudes troublantes avec d’autres témoignages déjà recueillis. Elle décrit un scénario qui semble se reproduire : « On retrouve à nouveau le même mode opératoire : on est dans le monde du spectacle, elle est approchée, invitée à une soirée et finalement à cette soirée, elle sera seule avec Patrick Bruel et c’est là qu’elle va dire qu’elle est victime de tentative de viol ».

Cette récurrence dans les récits pourrait constituer un élément important pour la justice, notamment dans l’appréciation du caractère sériel des accusations.

La question épineuse de la prescription

Les faits dénoncés dans cette nouvelle plainte seraient touchés par la prescription. Toutefois, Myriam Guedj-Benayoun souligne que cette dimension pourrait être réexaminée différemment.

En effet, lorsqu’il existe des éléments suggérant des crimes sériels ou une connexité entre plusieurs affaires, les règles de prescription peuvent être appréciées sous un angle différent par les magistrats.

Un dossier judiciaire déjà considérable

L’artiste est loin d’en être à sa première confrontation avec la justice dans ce type d’affaires. Depuis la mi-juin, Patrick Bruel est mis en examen dans quatre dossiers distincts concernant des faits de violences sexuelles présumées.

Les quatre mises en examen actuelles

Les accusations pour lesquelles l’interprète de « Casser la voix » fait l’objet d’une mise en examen concernent : un viol présumé à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol présumée à Bruxelles en 2010, ainsi que des faits d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019.

S’ajoute également un dossier pour harcèlement sexuel à Ajaccio la même année. Dans quatre autres affaires, le chanteur bénéficie du statut de témoin assisté.

Un compteur qui grimpe

Selon Myriam Guedj-Benayoun, pas moins de 31 plaintes auraient été déposées contre Patrick Bruel auprès du procureur de Nanterre. Un chiffre considérable qui illustre l’ampleur du dossier.

Il convient néanmoins de rappeler qu’une mise en examen ne constitue pas une preuve de culpabilité et que l’artiste nie catégoriquement tous les faits qui lui sont reprochés.

Des témoignages supplémentaires attendus en septembre

Le dossier devrait encore s’étoffer dans les semaines à venir. L’avocate a annoncé qu’elle transmettra aux juges d’instruction, dès septembre, plusieurs témoignages de personnes qui ne souhaitent pas porter plainte mais désirent faire connaître leur vécu à la justice.

Ces témoignages concerneraient « essentiellement des tentatives de viol là aussi », selon les déclarations de Myriam Guedj-Benayoun.

Un contrôle judiciaire assoupli qui interpelle

En juillet dernier, Patrick Bruel a obtenu un assouplissement de son contrôle judiciaire, notamment concernant l’interdiction de quitter le territoire français. Cette décision suscite des interrogations du côté des plaignantes.

L’avocate exprime ses réserves avec prudence : « Je ne peux pas dire que je soupçonne un traitement de faveur, ce serait peu déontologique de ma part ». Elle précise néanmoins ne voir « quasiment jamais, si ce n’est jamais » une telle mesure dans ce type de dossier.

Un appel du parquet

Le parquet de Nanterre n’a d’ailleurs pas laissé passer cette décision sans réagir et a formé un appel contre cet allègement. L’audience a eu lieu à la mi-août, et la décision finale est attendue pour le 16 septembre.

Selon l’avocate des plaignantes : « On se pose des questions et mes clientes commencent à trouver que c’est un mauvais signal de la justice ». Un sentiment qui témoigne de l’exaspération croissante des victimes présumées face à l’évolution de la procédure.

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