
Un différend inattendu a éclaté entre les héritiers du légendaire auteur-compositeur Leonard Cohen et l’équipe de Donald Trump. Au cœur de la controverse : l’utilisation non autorisée d’une des chansons les plus emblématiques de l’histoire de la musique lors d’une cérémonie patriotique majeure.
Une interdiction formelle avant l’événement
Les ayants droit de Leonard Cohen ont clairement fait connaître leur position avant le rassemblement prévu pour célébrer le 250e anniversaire de l’indépendance américaine. Leur message ne laissait aucune place à l’ambiguïté.
Via Instagram, ils ont publié une déclaration ferme : « La succession de Leonard Cohen a appris que la chanson « Hallelujah » devait être interprétée lors d’un rassemblement de Donald Trump le 24 juin. Cette utilisation n’est pas autorisée, et la succession ne soutient ni n’approuve cette utilisation ni aucune autre utilisation similaire. »
Le communiqué se terminait par une formule polie mais sans équivoque : « Merci de l’attention que vous portez à cette affaire ».
Une performance maintenue malgré l’avertissement
Christopher Macchio, le ténor annoncé pour l’événement, a néanmoins interprété la chanson controversée. La prestation a eu lieu lors du rassemblement Freedom 250, organisé le jour indiqué.
Accompagné du sergent-chef d’artillerie Kevin Bennear et de la fanfare des Marines, le chanteur a donné sa version d' »Hallelujah ». Une vidéo partagée sur X montre la performance, précédant immédiatement le survol spectaculaire de bombardiers B-2.
Trump avait vanté la prestation à l’avance
Sur Truth Social, l’ancien président avait préalablement annoncé le programme musical de la cérémonie. Son enthousiasme était palpable dans sa publication.
Il y vantait notamment : « Nous aurons le fabuleux Lee Greenwood qui me présentera avec ce qui s’est avéré être l’un des plus grands succès de tous les temps, GOD BLESS THE U.S.A., ainsi que l’incroyable Christopher Macchio, qui chantera Nessun Dorma, Hallelujah, Ave Maria, God Bless America et d’autres titres. On n’a plus entendu une telle voix depuis le légendaire Luciano Pavarotti ! »
Une série de désistements révélateurs
L’événement a été marqué par de multiples retraits d’artistes qui devaient initialement se produire. Leur motivation commune : la découverte du caractère partisan de la cérémonie.
Parmi les artistes ayant fait machine arrière figurent Young MC, Martina McBride, les Commodores, Bret Michaels, ainsi que Morris Day and the Time. Tous pensaient participer à une célébration non partisane.
La réaction de Trump aux annulations
Face à ces désistements successifs, Donald Trump n’a pas caché son agacement. Il a qualifié les artistes ayant renoncé d’« artistes de troisième ordre » dans ses déclarations publiques.
Cette polémique illustre les tensions récurrentes entre artistes et responsables politiques concernant l’utilisation de créations musicales lors d’événements à caractère idéologique.



