
La compagne de Raphaël Glucksmann, candidat déclaré à la présidentielle 2027, fait un choix qui semble évident pour certains et dépassé pour d’autres. Entre professionnalisme journalistique et conflits d’intérêts potentiels, le retrait de la présentatrice interroge sur les règles du métier.
Un départ annoncé sur les réseaux sociaux
Le 24 août dernier, Léa Salamé a utilisé Instagram pour officialiser une information qui faisait déjà l’objet de nombreuses spéculations. La journaliste a confirmé qu’elle quittait temporairement la présentation du journal télévisé de France 2.
Cette annonce intervient dans un contexte politique particulier : son compagnon, Raphaël Glucksmann, vient de formaliser sa candidature pour l’élection présidentielle qui se tiendra en 2027.
La déontologie avant tout
La décision de la présentatrice s’inscrit dans une démarche d’intégrité professionnelle. Face aux risques potentiels de conflit d’intérêts, elle a préféré prendre les devants.
Toutefois, son retrait du 20 heures ne signifie pas une disparition totale de l’antenne. Léa Salamé maintient en effet l’animation de « Quelle Époque! », son émission hebdomadaire.
Pascal Praud critique ouvertement la décision
Sur CNews, l’animateur Pascal Praud n’a pas mâché ses mots. Il estime que cette décision appartient à une autre époque et qu’elle n’était pas nécessaire.
Le journaliste a notamment déclaré : « Je ne vois pas pourquoi on demande à une femme, fut-elle la compagne d’un homme politique, de se retirer de l’antenne ». Selon lui, Salamé aurait parfaitement pu continuer à présenter le journal en 2026.
Le milieu professionnel salue un geste responsable
À l’inverse de Pascal Praud, la profession journalistique accueille favorablement ce retrait. Nombreux sont ceux qui y voient une mesure élémentaire de déontologie.
Le geste est perçu comme relevant du simple bon sens dans un contexte où l’indépendance du journalisme doit être préservée.
Des précédents historiques bien établis
Cette situation n’est pas inédite dans le paysage audiovisuel français. Béatrice Schönberg et Anne Sinclair ont jadis pris des décisions similaires en raison des carrières politiques de leurs conjoints respectifs.
Ces exemples illustrent combien les frontières entre vie privée et vie professionnelle peuvent devenir problématiques dans le journalisme politique.
France Télévisions face aux mutations du 20 heures
Au sein de la chaîne publique, Valéry Lerouge, président de la Société des journalistes, a tenu à clarifier la situation. Le professionnalisme de Salamé n’est nullement remis en question par cette décision.
Néanmoins, une préoccupation majeure émerge concernant la succession rapide des présentateurs du journal phare. Cette instabilité pourrait affecter l’image et la continuité éditoriale du programme.
Jean-Baptiste Marteau dans la course
Parmi les noms évoqués pour assurer l’intérim ou la succession, celui de Jean-Baptiste Marteau revient régulièrement. Le journaliste possède une solide connaissance de l’organisation interne, un atout considérable.


