
L’animateur star de RTL s’est confié sans détour sur une période particulièrement éprouvante de sa carrière télévisuelle. Entre surcharge de travail et pression médiatique, il dévoile les coulisses d’une expérience qu’il aurait préféré oublier.
Une confidence rare sur une période sombre
Invité sur le plateau d’Anne-Sophie Lapix le mardi 27 octobre, Laurent Ruquier est venu évoquer sa nouvelle création théâtrale. Mais l’échange a rapidement dérivé vers des souvenirs plus douloureux.
L’homme de médias n’a pas mâché ses mots en évoquant son passage à l’antenne de BFMTV entre septembre et décembre 2023. Une période qu’il qualifie aujourd’hui de véritable épreuve personnelle.
Des aveux sans filtre sur une expérience difficile
Très direct, l’animateur a confié : « J’y allais avec des semelles de plomb. C’était un cauchemar pour moi. J’ai vécu un cauchemar pendant trois mois. » Des mots qui traduisent un malaise profond.
Il a poursuivi en décrivant l’intensité de cette pression : « On a l’impression que, vraiment, on va mourir, tellement le travail vous pèse. » Cette franchise surprenante révèle les zones d’ombre d’un secteur souvent idéalisé.
Un cumul d’activités épuisant
Cette amertume s’explique notamment par une charge de travail écrasante. À cette période, Laurent Ruquier jonglait avec plusieurs projets de front.
En parallèle de son émission « 20h de Ruquier », il continuait d’animer « Les Grosses Têtes » sur RTL, multipliant ainsi les obligations professionnelles sans répit possible.
Une organisation optimisée pour souffler un peu
Aujourd’hui, l’animateur a trouvé une parade pour gérer son emploi du temps. Il a expliqué sa méthode concernant son émission phare.
Il a révélé : « Pour ‘Les grosses têtes’, j’enregistre deux émissions le lundi : celles du lundi et du mardi. Ça me permet d’avoir une journée de relâche. Autrement, le week-end est très chargé. »
Un nouveau départ sur les planches
Pour sa nouvelle création intitulée « Chante et tais-toi ! », Laurent Ruquier a fait des choix radicaux. Il partage désormais l’affiche avec le chanteur Vincent Niclo dans cette pièce dont il est l’auteur.
Ce projet l’a même conduit à abandonner ses fonctions de présentateur du T18 et d’enquêteur dans Mask Singer sur TF1. Un virage artistique assumé.
Une thématique sociétale au cœur de la pièce
Anne-Sophie Lapix a résumé l’intrigue : « Vous êtes Gabriel, en couple avec un crooner, en mode latin lover, qui chante l’amour avec les femmes. Et ça vous vexe un peu en tant que son compagnon… »
Laurent Ruquier a précisé l’intention derrière cette création : « Ce qu’on raconte dans la pièce, c’est l’évolution de ce genre de statut à travers les époques. On montre que c’est pas encore si évident que ça. On croit que c’est facile, alors que non. »
Les tabous persistants dans le milieu artistique
L’animateur a profité de cette tribune pour aborder les difficultés rencontrées par les artistes homosexuels, particulièrement dans certains domaines culturels.
Il a développé : « Il y a des métiers où c’est encore plus compliqué que dans les métiers artistiques mais, au cinéma et dans la chanson, il y a encore des difficultés, parfois. Pas chez les jeunes chanteurs, qui font des chansons sur le coming out ou sur leur homosexualité, mais il y en a d’autres qui ont démarré en camouflant leur vie privée pour viser un public large et pour qui c’est très difficile de revenir en arrière. »
Une réflexion qui résonne avec le propos de sa pièce et témoigne d’une réalité encore méconnue du grand public.



