19 mars 2026

Karin Viard humiliée : « On disait de moi : « Elle est bonne, on pourrait avoir envie de la … » »

Le monde du cinéma français continue son introspection sur les pratiques d’une autre époque. Une actrice reconnue brise aujourd’hui le silence sur ce qu’elle a vécu durant ses premières années dans le métier. En effet, Karin Viard s’est confiée sur les pratiques sexistes qu’elle a subies, bien avant l’émergence du mouvement #MeToo.

Une première audition digne d’un « peep-show »

L’actrice a raconté une expérience particulièrement troublante lors de sa toute première audition. Entourée uniquement d’hommes, elle s’est retrouvée dans une situation dégradante qu’elle qualifie aujourd’hui de « difficile ». Aussitôt, le récit devient effrayant : « Je me suis retrouvée en culotte… à être filmée et à mimer une scène de peep-show ».

À l’époque, cette humiliation lui semblait faire partie du métier. Ainsi, elle acceptait d’être traitée comme un objet sous le regard de prédateurs professionnels, sans imaginer que ces méthodes étaient abusives.

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« Elle est bonne » : Les commentaires crus sur son physique

Karin Viard a également évoqué les remarques déplacées qu’elle devait supporter quotidiennement. Elle était censée se sentir « flattée » d’entendre des hommes commenter son apparence de manière brutale. Cependant, elle rapporte des propos d’une violence inouïe : « Plusieurs mecs qui disent : « Elle est bonne, on pourrait avoir envie de la baiser, oui » ».

Sa réaction attendue par l’industrie était alors un simple « Merci beaucoup ». Par conséquent, toute une génération d’actrices a été conditionnée à accepter l’inacceptable pour espérer faire carrière.

Inégalités salariales et obligation de paraître forte

L’actrice souligne que ce sexisme dépassait largement les plateaux de tournage. Elle se souvient notamment de l’inégalité de traitement financier :

  • Salaires : « Être payée moins que les hommes, je trouvais ça normal », confie-t-elle.
  • Humour toxique : Les actrices devaient encaisser les réflexions sous peine d’être traitées de « mauviettes ».
  • Image : Elles étaient souvent considérées comme des « filles fastoches ».
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Toutefois, avec le recul, Karin Viard porte un regard lucide et critique sur cette période. « Quelle saloperie de rapport », analyse-t-elle aujourd’hui. En conclusion, si elle n’a pas été traumatisée grâce à son tempérament de lutteuse, elle constate avec soulagement que ces pratiques n’ont plus cours. Désormais, la parole se libère pour que plus aucune actrice ne subisse un tel traitement. Désormais, le respect devient la norme sur les plateaux de tournage.

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