29 avril 2026

La professeure de chant de la Star Academy révèle avoir perdu des rôles pour refus sexuel

Le monde de l’opéra cache parfois des réalités sombres derrière ses dorures. Sofia Morgavi, figure emblématique de la Star Academy en tant que professeure de chant, brise le silence sur les violences sexistes qu’elle a subies durant sa carrière lyrique. Un témoignage glaçant qui éclaire les pratiques toxiques d’une époque pas si lointaine.

Des révélations choc dans un podcast

C’est dans le podcast « Conversations avant la fin du monde » que la quinquagénaire a choisi de se confier. L’occasion pour elle de promouvoir son ouvrage « Eh bien, chantez maintenant ! Souvenirs et méthodes de la professeure de chant de la Star Academy », paru aux éditions de L’observatoire.

Ses révélations mettent en lumière un système où le harcèlement sexuel et les pressions étaient monnaie courante dans le milieu de l’opéra français.

Un directeur d’opéra harceleur en toute impunité

Le témoignage le plus troublant concerne un grand directeur d’opéra qui lui infligeait un rituel humiliant avant chaque représentation. À l’âge de 28-29 ans, elle devait subir ses assauts verbaux dans les coulisses.

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« C’était horrible. J’avais 28-29 ans et avant d’entrer sur scène, il venait me souffler dans l’oreille… J’avais envie de le défoncer, mais je ne pouvais rien faire parce que j’avais un public qui m’attendait, j’avais un orchestre qui m’attendait et c’est moi qui ouvrais l’opéra. Donc je rentrais dans un éclat de rire et je chantais mon air », raconte-t-elle avec émotion.

Une situation d’autant plus cynique

Le comportement de cet homme était d’autant plus choquant que sa femme, chorégraphe, se trouvait sur le plateau. « Ce co**ard venait me dire des insanités dans l’oreille alors que sa femme était sur le plateau et qu’elle était chorégraphe », précise Sofia Morgavi.

Des opportunités professionnelles sacrifiées

Au-delà du harcèlement, l’artiste révèle que son refus de céder aux avances lui a coûté cher professionnellement. « Il y a des rôles que je n’ai pas eus parce que j’ai refusé de coucher », confie-t-elle sans détour.

Une déclaration qui soulève la question du système de domination dans le milieu culturel, où les opportunités pouvaient dépendre de l’acceptation ou du refus de relations sexuelles.

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Une riposte courageuse face au harceleur

Malgré le contexte hostile, Sofia Morgavi a fini par tenir tête à son harceleur. Elle raconte avoir posé ses limites de manière cinglante.

« Je finis par lui dire : ‘Je ne retravaillerai pas avec vous’. Je lui avais dit à l’époque : ‘Mon mari est dans la salle, il est jeune, beau et intelligent’. Et il me dit : ‘Ça veut dire que je suis con, vieux et moche’. Voilà. »

Une époque où le silence était la norme

La professeure de chant replace ces événements dans leur contexte historique, tout en soulignant que cela ne les excuse pas. « Ça n’existait pas, c’était une autre époque. On ne parlait pas aussi facilement, c’était normal, c’était naturel. Mais moi je ne me laissais pas faire, je refusais ça », conclut-elle.

Son témoignage s’inscrit dans la lignée du mouvement #MeToo qui a libéré la parole des victimes de violences sexistes dans le monde du spectacle et au-delà.

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