26 mai 2026

Jean Imbert : fermeture de son restaurant « Mamie » après le décès de sa grand-mère

Un adieu empreint d’émotion. Le chef Jean Imbert a pris la décision de mettre fin à l’aventure de son restaurant parisien, un lieu qui incarnait bien plus qu’un simple établissement gastronomique. Derrière cette fermeture se cache une histoire intime et bouleversante, celle d’un lien indéfectible entre un petit-fils cuisinier et sa grand-mère disparue.

Un choix guidé par le deuil et l’émotion

Le 21 juin 2021, Jean Imbert a publié un message poignant sur Instagram pour annoncer la fermeture prochaine de son établissement. « J’ai décidé d’arrêter le restaurant que j’ai ouvert avec ma mamie », a-t-il confié à ses abonnés. Dix derniers services sont encore prévus avant la fermeture définitive.

Cette décision découle directement du décès de Nicole Imbert, survenu le 1er janvier 2021 à l’âge de 95 ans. La grand-mère du chef était bien plus qu’une source d’inspiration : elle était l’âme même du projet.

Une présence irremplaçable

Pour Jean Imbert, continuer sans elle n’avait plus de sens. « Je suis trop nostalgique dans ce lieu depuis que Mamie est partie cet hiver […]. Je continuerai sûrement à faire vivre sa cuisine, mais pas dans ce concept que je préfère garder dans mon cœur », a-t-il expliqué.

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Le chef refuse catégoriquement que cet hommage ne se transforme en simple argument marketing. Il écarte également toute possibilité de vendre la marque Mamie, préférant préserver l’authenticité de ce projet familial.

Un restaurant qui affichait complet malgré tout

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, cette fermeture n’est ni liée à des difficultés financières ni aux conséquences du Covid-19. L’établissement continuait d’afficher complet et générait des listes d’attente de plusieurs semaines.

Pendant la crise sanitaire, le restaurant avait même mis en place un service de paniers repas qui rencontrait un vif succès auprès de la clientèle. Le succès commercial était donc bien au rendez-vous.

L’histoire d’une complicité culinaire unique

Ouvert en mars 2019 dans le 16e arrondissement de Paris, au 35bis rue Jean-de-la-Fontaine, le restaurant Mamie avait remplacé L’Acajou. Son décor vintage, avec ses tables en formica et ses nappes d’antan, plongeait les convives dans une atmosphère nostalgique.

Nicole, bien plus qu’une grand-mère

Nicole Imbert n’était pas qu’une figure symbolique. Avant la pandémie, elle descendait régulièrement de son appartement pour s’installer à la table numéro 1. Elle goûtait les bouillons, commentait les plats et n’hésitait pas à recadrer les seconds si la blanquette de veau manquait d’assaisonnement.

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Jean Imbert lui rend hommage avec émotion : « Je sais que je suis devenu cuisinier grâce à toi […] pour toi, la cuisine ce n’était pas un métier, mais ton ADN ». Cette relation a d’ailleurs donné naissance au livre de recettes Merci Mamie pour les recettes.

Un nouveau chapitre s’ouvre au Plaza Athénée

Malgré cette fermeture, Jean Imbert ne renonce pas à sa carrière. Le chef s’engage désormais dans de nouveaux projets au sein de maisons prestigieuses comme le Plaza Athénée.

Il promet néanmoins de continuer à faire vivre la cuisine de sa grand-mère ailleurs. Un héritage culinaire qu’il entend perpétuer autrement, loin du concept originel qu’il souhaite garder intact dans sa mémoire.

La carte proposée au restaurant Mamie, facturée entre 30 et 50 euros en moyenne, incarnait une cuisine familiale généreuse qui avait su conquérir les Parisiens. Cette aventure aura marqué les esprits autant par sa dimension gastronomique que par sa charge émotionnelle.

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