
La présentatrice du journal télévisé de 20h sur France 2 se retrouve au centre d’une polémique interne. À peine dix jours après sa prise de fonction, Léa Salamé fait face à des attaques virulentes concernant sa ligne éditoriale et son traitement de l’actualité sociale. Le syndicat l’accuse de dérive idéologique dans sa couverture des mouvements de contestation.
Une couverture médiatique des manifestations vivement contestée
Le 11 septembre 2025, la CGT France Télévisions n’a pas mâché ses mots concernant le traitement journalistique de l’événement « Bloquons tout! » par la nouvelle présentatrice vedette. Dans un communiqué cinglant, le syndicat a qualifié cette couverture de particulièrement orientée et déséquilibrée, allant jusqu’à la juger « pitoyable ».
Selon les représentants syndicaux, Léa Salamé aurait délibérément choisi de mettre l’accent sur les débordements plutôt que sur les revendications légitimes des manifestants. La journaliste est accusée d’avoir focalisé son récit sur « les casseurs, les voyous et les black blocks » tout en négligeant complètement les motivations profondes de la mobilisation sociale.
Des accusations de parti pris idéologique
La CGT n’hésite pas à suggérer que la présentatrice chercherait à « gagner le concours du JT le plus réactionnaire », lui reprochant d’avoir tourné « le dos à cette population française qui continue de défendre le droit légitime de manifester ».
Le syndicat va plus loin en pointant du doigt la direction de l’information de France Télévisions, qu’il accuse d’avoir « misé sur tout ce qu’il y a de plus rance dans le spectre des opinions politiques » dans une quête désespérée d’audience.
Un manque de solidarité professionnelle dénoncé
Autre grief formulé par la CGT : l’absence de soutien envers les confrères journalistes victimes de violences lors de la couverture des manifestations. La présentatrice est accusée de ne pas avoir exprimé sa solidarité avec les reporters confrontés à de sévères répressions policières sur le terrain.
Le style journalistique de Léa Salamé est également remis en question, la CGT n’hésitant pas à le qualifier de « journalisme de cour », suggérant une forme de complaisance envers les autorités.
La neutralité revendiquée par Léa Salamé
Face à ces accusations d’orientation politique, la principale intéressée avait pourtant affirmé sa neutralité en déclarant : « Je défie quiconque de dire si moi je suis de gauche ou de droite ».
Cette profession de foi n’a visiblement pas convaincu la CGT qui conclut son réquisitoire en dénonçant le « mépris pour les citoyens qui regardent encore le 20 Heures et pour les journalistes qui continuent de faire leur travail, dans l’adversité ».
La controverse intervient à un moment délicat pour le service public audiovisuel, alors que les débats sur l’indépendance et l’impartialité des médias prennent une place croissante dans le paysage médiatique français.



