
L’animatrice n’a jamais caché ses combats intérieurs. Dans une interview accordée au magazine Gala, elle lève le voile sur sa reconstruction personnelle et sa manière d’apprivoiser les traumatismes qui jalonnent son existence. Un témoignage poignant sur la résilience et l’acceptation de soi.
Une interview en famille avant un témoignage marquant
Flavie Flament s’est prêtée au jeu des confidences dans les colonnes de Gala, accompagnée d’Antoine, son fils aîné. Ce dernier, photographe de profession, est né il y a environ trois décennies de sa relation avec Bernard Flament.
Cet entretien intimiste a été réalisé deux semaines avant qu’elle ne témoigne à charge contre Patrick Bruel, ajoutant une dimension particulière à ses déclarations.
Le poids d’une image formatée
Pendant des années, la présentatrice a porté l’étiquette de « la petite fiancée des Français ». Une image qu’elle peine aujourd’hui à regarder en face.
« Comme j’avais été éduquée, formatée pour plaire, je m’y suis conformée. Quand je vois ces anciennes photos de moi, j’ai du mal à les regarder pour être totalement sincère. J’y vois une sorte de poupée qu’on coiffait, que l’on voulait rendre plus jolie encore, au prix d’artifices. »
Un accompagnement thérapeutique essentiel
Depuis la parution de son roman « La Consolation » en 2017 chez JC Lattès, Flavie Flament bénéficie d’un suivi psychiatrique régulier. Ce livre évoquait une histoire intime de « trahison des adultes qui lui ont ravi son innocence » et d’une « renaissance », selon sa quatrième de couverture.
« Je le vois parfois pour me sortir d’une impasse. Je ne le consulte pas toutes les semaines, mais j’y vais dès que j’en ressens le besoin », explique-t-elle avec franchise.
Des consultations selon ses besoins émotionnels
L’animatrice ne s’impose pas de rythme fixe pour ses séances. Elle y recourt lorsque le chagrin devient envahissant.
« Quand le chagrin fait trop de bruit, que je pleure, je consulte, et je vais transformer tout ça en me tournant vers ceux qui m’aiment, en allant chercher le soleil… »
Apprivoiser les traumatismes au quotidien
Flavie Flament admet que les larmes lui montent fréquemment aux yeux. Mais elle a développé une nouvelle approche face à ses blessures émotionnelles.
« Je cohabite avec mes chagrins, raconte-t-elle. Mais, là où ils me terrassaient, je les surmonte désormais. »
Une vision lucide sur la guérison
Contrairement aux idées reçues, la présentatrice ne croit pas aux solutions miraculeuses. Elle rejette les discours simplistes sur le pouvoir du temps ou de la parole.
« C’est une ineptie de croire que parler règle tout, qu’avec le temps, tout disparaît. »
« Les traumas viennent souvent frapper à ma porte, il y a des périodes où je me sens fragile, des moments qui me prennent comme une vague. Mais j’ai appris une chose extraordinaire ces quinze dernières années : c’est que ça nous traverse », confie-t-elle.
Accepter ses émotions pour se libérer
Au fil des années, Flavie Flament a transformé son rapport aux émotions. Elle a cessé de lutter contre elles pour enfin les accueillir.
Cette acceptation lui permet de se sentir libre et de refuser d’être réduite aux drames qu’elle a traversés. Une leçon de vie qu’elle partage avec générosité.



