
Violée à 13 ans par un photographe, l’animatrice a longtemps entretenu un rapport douloureux avec l’objectif. Aujourd’hui, c’est auprès de son propre fils, devenu professionnel de l’image, qu’elle trouve enfin la paix et reconstruit son lien avec la photographie.
Un chemin vers l’apaisement inattendu
Flavie Flament évoque aujourd’hui un sentiment d’« apaisement » et de « sécurité » lorsqu’elle pose devant l’objectif de son fils. Une transformation profonde pour celle qui a longtemps fui les séances photo.
Antoine Flament, 30 ans, a embrassé la carrière de photographe sans connaître le traumatisme vécu par sa mère. Cette ignorance initiale a paradoxalement permis une relation saine avec son art.
Le poids d’un traumatisme révélé en 2016
Dans son ouvrage La Consolation paru en 2016, l’animatrice a brisé le silence sur le viol qu’elle a subi à l’âge de 13 ans. L’auteur de cette agression n’était autre que David Hamilton, photographe de renom.
Plusieurs autres femmes ont également accusé Hamilton de viol. Protégé par le délai de prescription, il n’a jamais comparu devant la justice. À 83 ans, il est décédé dans des circonstances considérées comme un suicide.
Des images trompeuses qui effacent la souffrance
« Les photos peuvent être des traîtres », confie Flavie Flament, avant d’avoir porté plainte pour viol contre Patrick Bruel. Les clichés figent des moments qui masquent parfois une réalité bien différente.
Concernant les photos de famille, elle déclare : « Le message est tronqué… de quoi se plaint-elle, regardez comme elle était heureuse ! On ose émettre des réserves sur votre passé… Ça, je l’ai bien connu ».
Une prise de conscience progressive
L’animatrice n’avait pas immédiatement établi de connexion entre son aversion pour la photographie et son passé traumatique. Ce lien s’est révélé progressivement.
C’est en posant pour Antoine que Flavie a pu comprendre son rapport contrarié à l’image. Ces séances ont agi comme une thérapie involontaire.
Un nouveau départ grâce à la relation mère-fils
La collaboration avec son fils a ouvert une voie insoupçonnée. Désormais, se faire photographier n’est plus synonyme d’épreuve pour elle.
Les séances ne réveillent plus les souvenirs douloureux qui la hantaient. Au contraire, elles deviennent un espace de reconstruction et de confiance retrouvée.




