
Neuf mois après la disparition de l’icône du cinéma français, ses objets du quotidien ont déclenché une frénésie lors d’une vente aux enchères mémorable. Des simples colliers pour chien aux guitares, en passant par des peluches, tout ce qui appartenait à la star a suscité un engouement inattendu.
Une vente record qui dépasse toutes les prévisions
Le 21 septembre 2026, l’Hôtel Drouot à Paris a été le théâtre d’un événement exceptionnel. Pas moins de 285 objets issus des résidences et de l’appartement parisien de l’actrice ont été proposés à la vente.
Le résultat final a dépassé toutes les attentes : 953 531 euros récoltés, alors que l’estimation initiale ne s’élevait qu’à 50 000 euros. Un ratio impressionnant qui témoigne de la fascination persistante pour la légende du septième art.
L’exposition préalable avait déjà donné le ton : environ 15 000 visiteurs se sont déplacés pour admirer ces objets intimes. Près de 3 000 enchérisseurs ont ensuite participé activement à la vente.
Des « merdouilles » transformées en trésors
Brigitte Bardot elle-même qualifiait ces objets de « merdouilles ». Pourtant, les acquéreurs ont vu en eux bien plus que de simples babioles.
Deux colliers pour chien, initialement estimés entre 30 et 50 euros, ont été adjugés pour 7 100 euros à une acheteuse russe. Des peluches représentant des bébés phoques, évaluées à 30 euros, ont atteint près de 2 200 euros.
Les instruments et objets personnels s’envolent
Les guitares de l’actrice ont connu un succès retentissant. Estimées entre 300 et 500 euros, elles ont été vendues respectivement pour 8 600 et 11 900 euros.
La machine à écrire de la star a trouvé preneur à 4 634 euros. Quant à un autoportrait réalisé par ses soins, il a frôlé les 40 000 euros, démontrant l’attrait pour sa dimension artistique.
Une opération jugée scandaleuse par son dernier compagnon
Alexandre Millon, le commissaire-priseur en charge de l’événement, n’a pas caché sa satisfaction face à cette vente qu’il qualifie d’exceptionnelle.
Mais tous ne partagent pas cet enthousiasme. Bernard d’Ormale, qui fut le dernier compagnon de Brigitte Bardot, a vivement dénoncé cette opération qu’il juge « scandaleuse ». Il conteste notamment le manque d’information dont il aurait fait l’objet.
Actuellement logé dans un appartement social, d’Ormale ne dispose d’aucun droit légal sur les biens de l’actrice. Une situation qui alimente les tensions autour de cet héritage controversé.
Un partage des bénéfices entre la fondation et le fils
Les sommes récoltées seront partagées entre la fondation Brigitte Bardot et Nicolas-Jacques Charrier, le fils unique de la star.
La fondation rappelle qu’une première vente similaire avait été organisée en 1987 pour financer sa création. Elle poursuivra son combat pour la défense des animaux grâce à ces nouveaux fonds.
Une autorisation validée par le conseil d’administration
Le conseil d’administration de la fondation a autorisé cette vente. Ironiquement, Bernard d’Ormale présidait l’organisation à cette époque, ce qui renforce la complexité de la situation.
Cette vente illustre l’attachement durable du public à Brigitte Bardot, même après sa disparition. Elle révèle également les tensions familiales et les contestations qui peuvent surgir autour d’un héritage aussi symbolique.
Les enchères témoignent que chaque objet, même le plus anodin, devient précieux lorsqu’il a appartenu à une icône. La mémoire de l’actrice continue ainsi de vivre à travers ces objets du quotidien dispersés aux quatre coins du monde.


