
La préparation d’un événement sportif mondial peut-elle justifier des pratiques controversées envers les animaux ? Une vive polémique éclate alors que plusieurs organisations de protection animale alertent sur le sort réservé aux chiens des rues dans un pays hôte du Mondial de football.
Des associations tirent la sonnette d’alarme
Plusieurs organisations de défense des animaux dénoncent aujourd’hui une campagne d’élimination de chiens errants qui se déroulerait au Maroc. Ces accusations interviennent dans le contexte de la préparation de la Coupe du monde 2030 que le royaume doit co-organiser.
La Société Protectrice des Animaux du Maroc a diffusé sur les réseaux sociaux des images particulièrement choquantes. L’objectif affiché : alerter tant l’opinion publique que les futurs visiteurs sur les pratiques en cours.
Des scènes traumatisantes dans les rues
Selon la SPA marocaine, « Des chiens communautaires sont abattus » lors d’opérations menées notamment à Khénifra. L’association met en garde contre la possibilité pour les touristes d’assister à ces scènes violentes.
L’organisation insiste particulièrement sur le caractère traumatisant de telles images, spécialement pour les plus jeunes spectateurs qui pourraient être témoins de captures et de mises à mort d’animaux en pleine rue.
Une mobilisation qui prend de l’ampleur
Les révélations ont provoqué une vague d’indignation sur les plateformes numériques. Delphine Wespiser, personnalité publique connue pour son engagement en faveur de la cause animale, n’a pas hésité à amplifier le message.
L’ancienne Miss France a relayé les visuels controversés accompagnés d’un commentaire cinglant : « Bienvenue au Maroc », assorti d’un émoji en pleurs, marquant sa désapprobation face à la situation dénoncée.
Un démenti ferme des autorités
Face à l’ampleur de la controverse, les instances officielles ont rapidement réagi. Mohammed Rouhani, porte-parole du ministère de l’Intérieur, a catégoriquement réfuté ces accusations en février 2025.
Le représentant gouvernemental affirme sans équivoque qu’aucune campagne d’abattage de grande envergure n’est en cours sur le territoire national.
Des chiffres jugés fantaisistes
Les allégations évoquant un projet d’élimination de trois millions de chiens errants d’ici 2030 sont qualifiées de « totalement infondées » par le responsable gouvernemental. Cette mise au point vise à désamorcer la polémique internationale.
Le débat sur le traitement des animaux errants s’inscrit désormais dans les enjeux liés à l’organisation du plus grand événement sportif planétaire, cristallisant les tensions entre développement touristique et respect du bien-être animal.




