22 juillet 2024

Cet ancien candidat de “L’Amour est dans le pré” risque 10 mois de prison !

Les téléspectateurs de M6 se souviennent sûrement d’Alain, cet agriculteur au grand cœur qui avait participé à l’émission « L’amour est dans le pré » en 2022. Mais aujourd’hui, c’est pour des raisons bien moins romantiques qu’il fait parler de lui. Le 29 mai dernier, Alain comparaissait devant le tribunal de Moulins pour répondre à pas moins de 28 chefs d’accusation. Retour sur une affaire qui secoue le monde agricole et médiatique.

Une hygiène douteuse

Lors de son passage à la barre, Alain a tenté de se défendre face aux accusations de maltraitance animale. « Mais, mes bêtes, je les aime, je fais tout pour elles, 7 jours sur 7. Mes bovins ne sont pas maigres. J’ai laissé deux normandes au lait avec leur veau. Ce que vous dites me fait mal au cœur. Mais j’ai rien à dire, vous avez vos réponses », a-t-il déclaré, visiblement ému. Cependant, les juges ont dressé un tableau bien sombre de la situation. Les bovins manqueraient d’eau et seraient mal hébergés, tandis que les poules pondraient dans des épaves de voiture, rendant les œufs impropres à la consommation. « Elles défèquent là où elles pondent, vous vendez des œufs souillés », a affirmé la présidente du tribunal.

Un fils qui travaille gratuitement

L’accusation de travail dissimulé a également pesé lourd dans la balance. Selon Alain, son fils ne ferait que « donner un coup de main » dans le cadre de « l’entraide familiale ». Une version que l’Urssaf n’a pas acceptée. « Votre fils vient tous les jours à la ferme et travaille tous les dimanches matins. Et donc il doit être déclaré comme tout salarié. Je n’ai qu’un seul mois à 110 € dans mes bases », a détaillé une inspectrice. Alain, quant à lui, semble peu préoccupé par les formalités administratives, ne déclarant ni revenus, ni chiffres d’affaires, ni même le nombre d’animaux présents sur son exploitation.

Ce n’est pas la première fois qu’Alain se retrouve dans le collimateur de la justice. En mars 2022, il avait déjà été condamné à six mois de prison avec sursis probatoire pendant deux ans. Cette fois-ci, le tribunal a requis dix mois de prison ferme aménageables, assortis de lourdes amendes : 5 000 euros au tribunal et 188 000 euros à l’Urssaf. En outre, Alain pourrait se voir confisquer sa remorque et son véhicule, et être interdit de gérer ou d’exercer une activité indépendante et d’éleveur. Il lui serait également interdit de se rendre sur les marchés de l’Allier pendant cinq ans.

Le verdict final devait être rendu le 19 juin dernier, mais pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite. Affaire à suivre…

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