
L’avenir de l’audiovisuel public français fait débat. Une élue européenne vient de relancer la controverse en proposant une refonte totale du système actuel de financement des chaînes d’État. Ses déclarations sur CNews ont provoqué de vives réactions dans le paysage médiatique.
Une proposition radicale pour les chaînes d’État
Invitée de « La Grande Interview » sur CNews, Sarah Knafo a défendu une vision libérale de l’audiovisuel. L’eurodéputée plaide pour un retrait complet de l’État du financement des chaînes publiques.
Pour elle, cette transformation ne signifierait pas la fin de ces médias. Au contraire, ils continueraient leur activité sous une forme privatisée, à l’image de ce qui s’est produit dans le passé.
L’exemple de TF1 comme modèle de réussite
Sarah Knafo cite le cas de TF1 pour illustrer son propos. La première chaîne française, privatisée en 1987, représente selon elle la preuve qu’une chaîne peut prospérer sans argent public.
Ce précédent historique constitue le socle de son argumentaire en faveur d’une réforme similaire pour l’ensemble du secteur public audiovisuel.
Un patrimoine français remis en question
L’élue conteste frontalement l’idée que l’audiovisuel public constitue un bien national à protéger. Elle rappelle que sa création remonte à une période où seule la puissance publique disposait des moyens nécessaires.
Cette situation a radicalement changé aujourd’hui. Le contexte économique et technologique actuel rendrait obsolète cette monopolisation étatique, selon son analyse.
Des choix budgétaires à réorienter
Sarah Knafo élargit son propos à la question des priorités budgétaires nationales. Elle dénonce les conditions de travail des militaires et des forces de police, qu’elle juge insuffisantes.
L’eurodéputée estime que l’État ne devrait pas allouer des fonds publics pour financer des programmes de divertissement. Elle cible notamment des émissions comme « Taratata » et « Fort Boyard ».
Pour la parlementaire européenne, ces dépenses ne relèvent pas des missions régaliennes et devraient être assumées par le secteur privé.




