
Les statistiques glacent le sang : toutes les trois minutes, un enfant devient victime d’inceste ou d’agression sexuelle en France. Face à ce fléau qui touche 160 000 mineurs chaque année, une commission d’enquête parlementaire recueille depuis plusieurs mois des témoignages accablants. Parmi eux, celui bouleversant d’une jeune femme dont l’histoire familiale défraye la chronique depuis 2021.
Un témoignage glaçant devant les parlementaires
Coline Berry a pris la parole devant la Commission d’enquête sur les violences sexuelles incestueuses parentales. Dans son témoignage, elle revient sur les accusations portées contre son père, l’acteur Richard Berry, qu’elle accuse de viols, d’agressions sexuelles et de corruption de mineurs.
La jeune femme décrit un climat familial pesant, marqué par le silence et la répression. Selon elle, les violences ont débuté bien avant sa venue au monde, sa mère ayant été victime de coups de la part de son époux.
Des souvenirs traumatisants de la petite enfance
Dans son récit, Coline Berry relate des faits remontant à ses trois ans. Elle évoque un prétendu « jeu » imposé par son père, qu’elle qualifie aujourd’hui de viols répétés.
Ces événements ont laissé des traces profondes dans sa mémoire. Elle mentionne des souvenirs intrusifs qui la hantent et témoignent de l’impact durable de ces traumatismes.
Un parcours judiciaire complexe et douloureux
C’est en 2021 que Coline Berry a franchi le cap du dépôt de plainte contre Richard Berry. Mais le système judiciaire s’est rapidement heurté à un obstacle de taille : la prescription des faits.
L’affaire a été classée sans suite, laissant la plaignante sans réponse judiciaire face à ses accusations. Une décision qui illustre les limites du droit face aux violences anciennes.
Des procédures croisées
Richard Berry, de son côté, a toujours contesté fermement les allégations portées contre lui. L’acteur a riposté en déposant une plainte pour diffamation contre sa fille.
En 2022, Coline Berry a été reconnue coupable de diffamation dans cette affaire. Toutefois, cette condamnation a par la suite été annulée, ajoutant une nouvelle étape à ce contentieux familial médiatisé.
Une priorité gouvernementale face à un fléau massif
Depuis six ans, les autorités françaises affirment que la lutte contre les violences subies par les enfants, particulièrement les violences sexuelles, constitue une priorité nationale.
Les chiffres justifient amplement cette mobilisation : avec 160 000 enfants victimes chaque année, la France fait face à une urgence sanitaire et sociale de grande ampleur. La commission d’enquête parlementaire s’inscrit dans cette volonté de comprendre et d’agir contre ces crimes qui brisent des vies.




