29 août 2026

BFMTV en ébullition : Sonia Mabrouk accusée de « CNewsiser » l’antenne

L’arrivée d’une nouvelle voix sur une chaîne d’information fait rarement l’unanimité. Mais quand les choix éditoriaux suscitent la colère des représentants du personnel et des organisations syndicales, le débat prend une tournure plus sérieuse. C’est précisément ce qui secoue actuellement les locaux de BFMTV.

Une ligne éditoriale pointée du doigt

Fraîchement débarquée sur l’antenne de BFMTV, Sonia Mabrouk cristallise les tensions. La Société des Journalistes et la CGT de RMC dénoncent une orientation qu’ils jugent dangereuse pour la chaîne : une supposée volonté de « CNewsiser » le média.

Au cœur de la polémique, le choix des personnalités conviées à s’exprimer sur le plateau. Sophie de Menthon et Céline Pina figurent parmi les noms épinglés comme invités controversés. Les syndicats s’alarment particulièrement de la mise en place d’un rendez-vous régulier avec Robert Ménard, figure proche du Rassemblement National.

Le pluralisme en question

Cette rencontre hebdomadaire avec l’édile de Béziers est perçue comme une rupture dans l’équilibre éditorial. Les représentants du personnel y voient une menace directe pour le pluralisme, principe cardinal du journalisme audiovisuel.

La défense de la liberté d’expression

Face à ce tir de barrage, la journaliste ne reste pas silencieuse. Elle revendique son approche éditoriale avec fermeté, affirmant son refus d’établir quelque liste d’interdiction que ce soit.

« Vous parlez d’intérêt éditorial. Moi, je parle de liberté », martèle-t-elle pour justifier sa ligne de conduite. Son argumentaire repose sur la nécessité de donner la parole à toutes les sensibilités, sans discrimination préalable.

Un plaidoyer pour le débat démocratique

Selon ses propres mots, son unique motivation consiste à favoriser un débat démocratique authentique et des échanges constructifs. Elle rejette catégoriquement l’idée d’imposer des sujets tabous ou des invités proscrits.

La présentatrice demande qu’on lui accorde un temps d’adaptation, rappelant qu’elle n’a diffusé que trois émissions jusqu’à présent. Elle appelle à la patience et au dialogue plutôt qu’aux jugements hâtifs.

La direction tente l’apaisement

Du côté de la hiérarchie de BFMTV, on cherche à désamorcer la crise. La direction promet de garantir un équilibre dans les débats d’idées, en veillant à inviter des éditorialistes aux horizons variés.

Cette intervention vise manifestement à rassurer le personnel tout en soutenant la nouvelle recrue, exercice d’équilibrisme délicat dans un contexte de fortes tensions internes.

Entre convictions et ouverture

Sonia Mabrouk se positionne comme une journaliste de conviction, tout en affirmant sa capacité à accueillir la nuance. Elle compare sa situation à celle d’autres confrères ayant connu des débuts mouvementés sur différentes antennes.

La principale intéressée dénonce des réactions qu’elle juge précipitées et demande un véritable temps d’évaluation avant toute conclusion définitive sur son travail.

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