
Une polémique enfle dans le monde du journalisme sportif. Une consultante a vu sa carrière brutalement suspendue après avoir exprimé son avis sur la présence des pères lors de la naissance de leur enfant. L’affaire, qui a débuté sur un plateau télé, a rapidement dérapé sur les réseaux sociaux.
Des déclarations qui font scandale sur un plateau télé
Le 19 juin 2026, France Pierron a provoqué un tollé lors de son intervention dans « L’Équipe de choc », diffusée sur la chaîne L’Équipe. La consultante s’en est prise à Jérémy Doku, le footballeur ayant fait le choix d’être présent pour l’arrivée de son enfant plutôt que de disputer un match de la Coupe du monde.
Ses commentaires sur l’accouchement et le rôle des pères ont été jugés rétrogrades par une large partie du public. L’emballement a été immédiat sur les réseaux sociaux, où les critiques se sont multipliées à une vitesse fulgurante.
Une mise à l’écart rapide de l’antenne
La réaction de la chaîne n’a pas tardé. Trois jours seulement après la diffusion, le 22 juin 2026, France Pierron a été écartée de l’émission. Cette décision illustre la sensibilité croissante des médias face aux propos controversés de leurs intervenants.
Le 20 juin 2026, la journaliste avait pourtant présenté des excuses publiques sur le réseau social X. Ces regrets n’ont toutefois pas suffi à apaiser la tempête médiatique.
Un cyberharcèlement d’une violence inouïe
La polémique a rapidement dépassé le simple débat d’idées. France Pierron est devenue la cible d’un cyberharcèlement massif, subissant insultes et menaces en ligne. Certains internautes ont même tenté de divulguer son adresse personnelle.
Cette escalade a suscité l’inquiétude de plusieurs personnalités et organisations du monde sportif et médiatique. La situation a pris une tournure alarmante, dépassant largement le cadre d’une simple controverse.
Estelle Denis prend la défense de sa consœur
Estelle Denis a choisi de monter au créneau pour défendre France Pierron. La journaliste a condamné fermement le harcèlement dont sa collègue fait l’objet, tout en reconnaissant que les propos initiaux étaient probablement maladroits.
Elle a néanmoins tenu à souligner que ces déclarations n’étaient pas illégales. Estelle Denis appelle à la clémence et souhaite que chacun puisse tourner la page, affirmant apporter un soutien « total » à France Pierron.
L’association Femmes journalistes de sport monte au créneau
L’association Femmes journalistes de sport a également pris position sur cette affaire. Si elle désapprouve les propos tenus par la consultante, elle condamne avec la même fermeté le cyberharcèlement dont celle-ci est victime.
L’organisation rappelle que ces agissements en ligne sont punis par la loi. Elle souligne également que les femmes sont particulièrement exposées à ce type de violence numérique, un constat qui dépasse le cadre de cette seule polémique.




