
Alors que l’affaire judiciaire impliquant Patrick Bruel secoue le monde du spectacle, Sophie Marceau a décidé de s’exprimer. L’actrice revient sur sa relation conflictuelle avec le chanteur et comédien, tout en prenant position sur les accusations portées contre lui. Une prise de parole rare et mesurée.
Une amitié brisée depuis plus d’une décennie
Le divorce amical entre les deux stars du cinéma français remonte à douze années. Cette rupture trouve son origine sur le plateau de tournage du long-métrage « Tu veux ou tu veux pas », dont la sortie date de 2014.
L’actrice ne cache pas sa tristesse face à cette situation. « On était en froid depuis et je le regrette », confie-t-elle. Elle précise néanmoins que cette brouille n’est « absolument pas pour des histoires comme ça », faisant référence aux affaires judiciaires actuelles.
Les accusations qui pèsent sur le chanteur
Patrick Bruel fait face à des accusations d’une extrême gravité. Une trentaine de femmes l’accusent de viols et d’agressions sexuelles. Le 10 juin dernier, après deux jours de garde à vue, il a été mis en examen à Nanterre.
Quatre dossiers distincts
Les faits qui lui sont reprochés s’échelonnent sur plusieurs années et concernent différentes villes. En 2008, un viol présumé aurait eu lieu à Neuilly-sur-Seine. Deux ans plus tard, une tentative de viol aurait été commise à Bruxelles.
Plus récemment, en 2019, des accusations d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan sont venues s’ajouter. La même année, un harcèlement sexuel aurait été perpétré à Ajaccio.
L’artiste détient également le statut de témoin assisté dans quatre autres dossiers. Il conteste formellement l’intégralité des accusations et demeure présumé innocent.
Une liberté maintenue
Malgré la demande du parquet de placement en détention provisoire, Patrick Bruel est ressorti libre. Son contrôle judiciaire a même été allégé, lui permettant de se déplacer à l’étranger, décision confirmée par la cour d’appel de Versailles le 16 septembre 2026.
La position nuancée de Sophie Marceau
L’actrice suit l’évolution de l’affaire avec attention. Elle affirme n’avoir jamais été témoin de comportements inappropriés de la part de son ancien partenaire de jeu.
Toutefois, elle appelle à l’écoute des plaignantes : « Il faut que ces femmes soient entendues et que justice soit rendue à celles qui le demandent », déclare-t-elle fermement.
Des propos de 2014 ressortis
Des extraits d’interviews promotionnelles de l’époque ont refait surface. Patrick Bruel y affirmait avoir dû « résister à Sophie Marceau » pendant le tournage. L’actrice n’avait pas réagi à l’époque.
Interrogée par Paris Match, elle répond : « Si j’avais eu un truc à dire, je l’aurais dit. Je l’ai déjà fait quand on m’a emmerdée ». Elle invite également à la prudence : « Méfions-nous des choses sorties de leur contexte ».
Elle évoque notamment une affiche retouchée du film qui les placerait « dans une position très ambiguë », sans aucun rapport avec la version originale.
Une réflexion sur la responsabilité des artistes
Sophie Marceau livre une analyse sur les dérives possibles dans le milieu artistique. Selon elle, un « départ précoce et un succès fulgurant » peuvent faire « perdre la tête ».
Mais elle pose une limite claire : « Ça n’autorise pas à commettre des abus. Il faut être responsable de ses actes, parce qu’un jour ou l’autre on doit les affronter ».
L’actrice avait déjà exprimé des opinions similaires concernant Gérard Depardieu, estimant que « la vulgarité et la provocation » constituaient le « fonds de commerce » de l’acteur.




