5 septembre 2026

Sonia Mabrouk à la peine : BFMTV distancée par CNews et LCI

Le paysage audiovisuel français connaît actuellement de profonds bouleversements. Entre changements d’antenne et batailles d’audiences, les journalistes vedettes voient leur parcours scruté à la loupe. La guerre des matinales fait rage et les chiffres sont sans appel.

Un score difficile pour la nouvelle émission matinale

Ce mercredi 3 septembre 2026, Christine Kelly a partagé un article portant sur les performances télévisuelles de sa consœur. Les données révélées sont loin d’être flatteuses pour l’animatrice de BFMTV.

L’émission « 100 % Mabrouk » n’aurait rassemblé que 210 000 spectateurs, un chiffre jugé insuffisant dans la course aux audiences matinales. La concurrence se montre nettement plus performante sur cette même tranche horaire.

La domination de CNews et LCI

Les résultats placent la journaliste dans une position inconfortable. CNews aurait capté l’attention d’un demi-million de téléspectateurs, tandis que LCI dépasserait la barre des 300 000 spectateurs.

Selon l’article relayé, « La journaliste reste bloquée à la troisième place, très loin derrière CNews et LCI, et continue de plomber les audiences de BFMTV ». Une analyse sévère qui pointe les difficultés de la chaîne du groupe Altice.

L’article précise également que « sur sa tranche horaire, Sonia Mabrouk n’a pas fait le poids face à Christine Kelly et sur CNews » lors de cette journée particulière.

Un changement de cap motivé par des principes

Le passage de Sonia Mabrouk vers BFMTV fait suite à son départ récent de CNews et Europe 1. Une décision forte qui a marqué le secteur médiatique français.

La journaliste avait justifié ce choix par un « souci de cohérence » en lien direct avec l’affaire Morandini. Jean-Marc Morandini a été condamné à deux ans de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende en début d’année pour corruption de mineurs et harcèlement.

Des propos sans équivoque dans Le Parisien

En juin dernier, elle s’était confiée au Parisien sur les raisons profondes de sa décision. Ses mots résonnent comme un manifeste éthique dans un monde médiatique souvent critiqué.

« Quand je suis entrée à CNews il y a huit ans, le cas Morandini m’avait fait beaucoup hésiter. À l’époque, on m’avait assuré : s’il y a une condamnation définitive, il partira immédiatement. Cet engagement m’allait, car le respect de la présomption d’innocence est quelque chose de sacré pour moi. Je n’ai pas crié avec les loups quand il y avait la présomption d’innocence, mais je pense que j’ai réagi comme une louve quand il y a eu une condamnation définitive », avait-elle déclaré.

Elle avait poursuivi son propos avec franchise : « J’ai alors dit ce que j’en pensais avec nuance dans un groupe dont le slogan vante la liberté d’expression. J’ai dit les choses respectueusement parce que je n’aime pas les gens qui crachent dans une soupe qu’ils ont trouvé comestible pendant des années. Mais à partir du moment où on m’a montré la porte, je l’ai refermée. »

Un nouveau défi à relever pour BFMTV

L’animatrice doit désormais faire ses preuves sur sa nouvelle chaîne. Les premiers résultats d’audience révèlent l’ampleur du défi qui l’attend face à une concurrence installée et performante.

La guerre des matinales reste impitoyable et les téléspectateurs semblent pour l’instant rester fidèles à leurs habitudes. BFMTV espère néanmoins que cette recrue de prestige inversera la tendance dans les semaines à venir.

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