16 décembre 2025

Ségolène Royal révèle avoir échappé à des agressions sexuelles durant son enfance

Dans un témoignage poignant issu de son livre autobiographique, l’ancienne ministre dévoile des expériences personnelles traumatisantes et partage les conseils qui l’ont aidée à se protéger. Son récit souligne l’importance cruciale de la sensibilisation des plus jeunes face aux risques d’agressions sexuelles.

Des agressions évitées grâce aux conseils maternels

Ségolène Royal se livre avec courage dans son ouvrage « Mais qui va garder les enfants ? ». L’ancienne candidate à la présidentielle y évoque des souvenirs douloureux de son enfance et comment elle a pu échapper à plusieurs tentatives d’agression sexuelle.

Elle raconte notamment comment les mises en garde de sa mère l’ont protégée. « Grâce à cette mise en garde maternelle, j’ai pu échapper à un voisin qui embrassait goulûment et dégueulassement des enfants de l’âge de l’école primaire. Grâce à elle, j’ai aussi trouvé le courage en classe de 6e de me reculer en tremblant lors de la visite médicale des médecins », cite Caroline Roux.

Des expériences personnelles traumatisantes

Dans son témoignage, l’ancienne ministre détaille plusieurs épisodes marquants. « En classe de 6e, par un médecin scolaire, puis d’un professeur qui, avec son autorité, est venu me masser et m’a demandé un service sexuel contre un travail. J’ai toujours eu la force d’arrêter. »

Ces expériences personnelles ont profondément influencé son action politique. Lorsqu’elle occupait le poste de ministre de l’enfance et de l’éducation nationale, elle a fait diffuser dans toutes les classes un code de protection pour les enfants, celui-là même qu’elle partage dans son livre.

Un message de prévention essentiel

Pour Ségolène Royal, la sensibilisation doit commencer dès le plus jeune âge. Son message est clair et direct : « Un enfant, vous lui dites : « Ton corps, c’est ton corps. Tu as le droit de dire non. » Et quand il a subi quelque chose, il faut lui dire : « Je te crois, ce n’est pas de ta faute. Je vais maintenant te protéger. »

Elle rappelle la triste réalité des chiffres : encore aujourd’hui, « un enfant sur dix en France est victime de harcèlement sexuel ou d’abus sexuels, y compris dans la famille ».

Un témoignage pour aider d’autres victimes

Pour l’ancienne ministre, partager son expérience personnelle n’est pas seulement un acte de courage, mais aussi un moyen d’être plus efficace dans la prévention. « Je pense que quand on a vécu cela, on est plus crédible pour en parler. Et surtout, on sait que le conseil que vous donnez est efficace, puisque je l’ai expérimenté moi-même ».

Son témoignage résonne comme un message d’espoir et un appel à la vigilance pour les parents, les éducateurs et tous ceux qui ont la responsabilité de protéger les enfants.

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