
L’artiste français, figure incontournable de la chanson depuis plusieurs décennies, a toujours entretenu une relation particulière avec son identité. Entre nom de scène, état civil et transmission familiale, le chanteur a construit une histoire singulière qui se reflète aujourd’hui dans les choix d’identité de ses deux enfants.
Une identité façonnée au fil du temps
Né Patrick Maurice Benguigui, l’interprète de « Casser la voix » n’a pas toujours porté le patronyme sous lequel le grand public le connaît. C’est à la fin des années 1970, sous l’impulsion de son oncle Pierre, qu’il adopte le nom de scène « Bruel ».
Mais c’est en 2003 que l’artiste franchit une étape supplémentaire. Il fait modifier son état civil pour devenir officiellement « Patrick Bruel Benguigui ». Cette démarche administrative n’est pas anodine : elle vise à offrir une liberté totale de choix à sa descendance concernant leur propre identité.
Oscar, le scientifique qui a choisi Bruel
Premier fils du chanteur et de l’écrivaine Amanda Sthers, Oscar a opté pour le nom d’usage « Bruel ». Mais contrairement à ce que son patronyme pourrait laisser penser, le jeune homme ne suit pas les traces artistiques de son père.
Diplômé de l’université Emory d’Atlanta, Oscar s’est tourné vers les neurosciences et la biologie du comportement. Il a d’ailleurs fondé l’application Neuro+ et anime le podcast « Winning Minds ».
Son engagement dans la vulgarisation scientifique l’a également conduit à publier un ouvrage intitulé « La cité intérieure », confirmant son désir de tracer sa propre voie loin des projecteurs de la chanson.
Léon Hesby, un pseudonyme chargé de sens
Né en 2005, le second fils du couple utilise quant à lui le nom de scène « Léon Hesby ». Ce choix révèle une construction identitaire particulièrement réfléchie et symbolique.
Le pseudonyme « Hesby » n’a rien du hasard. Il est en réalité composé des initiales de ses parents : H, E, S pour Amanda Sthers et B, Y pour Patrick Bruel/Benguigui. Une manière originale de porter en lui l’héritage familial tout en s’affranchissant des noms établis.
La transmission comme acte de liberté
Ces parcours distincts illustrent parfaitement la volonté du chanteur de ne pas imposer une identité toute faite à ses enfants. Chacun a pu construire son propre chemin, que ce soit dans le choix de son nom ou dans celui de sa carrière.
L’un s’est approprié le nom de scène devenu célèbre, l’autre en a créé un nouveau porteur d’un double héritage. Deux approches différentes qui témoignent d’une même liberté accordée par leur père : celle de définir soi-même qui l’on souhaite être.



