11 juin 2026

Nouvelle polémique pour Zahia Dehar : une émission Netflix sous le feu des critiques

Seize ans après l’affaire qui l’a propulsée malgré elle sous les projecteurs, Zahia Dehar est de nouveau au cœur d’une polémique médiatique. L’ancienne jeune femme, mineure lors des faits de 2010, se retrouve aujourd’hui obligée de répondre à des moqueries diffusées dans une émission de divertissement. Une situation qui interroge sur le traitement médiatique des victimes et la persistance des stigmatisations.

Un scandale qui remonte à 2010

L’affaire avait éclaté peu avant la Coupe du monde 2010, révélant qu’une enquête visait plusieurs joueurs de l’équipe de France. Ces footballeurs étaient accusés d’avoir fait appel à des services de jeunes femmes rémunérées.

Parmi elles se trouvait Zahia Dehar, qui était mineure au moment des faits. Pourtant, c’est son nom qui est devenu synonyme de scandale, tandis que la responsabilité des hommes impliqués semblait reléguée au second plan.

Une émission Netflix au cœur de la controverse

L’émission « Dans la sauce », animée par Paul de Saint-Sernin sur Netflix, a récemment ravivé cette ancienne blessure. Le programme, qui repose sur l’autodérision et l’humiliation consentie des invités présents, a fait référence à Zahia Dehar.

Le problème majeur : elle n’était pas sur le plateau et n’a donc pas pu réagir en direct. Elle n’a pas non plus donné son consentement pour être mentionnée ou pour que des blagues soient faites à son sujet.

Des références jugées inappropriées

Les allusions faites dans l’émission ont été considérées comme controversées par de nombreux téléspectateurs. Elles portaient notamment sur la sexualité d’une personne qui était mineure lors des événements évoqués.

La réaction poignante de Zahia Dehar

Face à ces nouvelles moqueries, Zahia Dehar a pris la parole sur les réseaux sociaux. Son message révèle une profonde souffrance et une lassitude face à un traitement médiatique qu’elle juge inhumain.

Elle a déclaré : « Le public n’a jamais voulu voir l’adolescente que j’étais (…) Je me sens déshumanisée comme je l’ai toujours été depuis le début de cette histoire. »

Un sentiment de stagnation

Pour Zahia Dehar, cette émission diffusée en 2026 démontre que aucun progrès réel n’a été accompli dans la manière dont le public et les médias perçoivent son histoire.

Elle critique particulièrement le fait que des blagues continuent d’être faites sur la sexualité d’une mineure, soulignant le caractère profondément problématique de cette approche.

Une question de consentement et de respect

L’affaire soulève une problématique essentielle : celle du consentement médiatique. Si les participants présents sur le plateau acceptent volontairement de se prêter au jeu de l’humiliation, ce n’était pas le cas de Zahia Dehar.

Absente lors de l’enregistrement, elle n’a pas eu la possibilité de se défendre ou de réagir aux propos tenus à son égard. Cette absence de droit de réponse immédiat amplifie le sentiment d’injustice.

Une stigmatisation persistante

Seize ans après les faits, Zahia Dehar reste associée à ce scandale malgré son statut de mineure victime à l’époque. Cette persistance interroge sur la responsabilité collective dans la perpétuation des stigmatisations.

Pendant ce temps, les responsabilités des hommes adultes impliqués dans cette affaire semblent avoir été largement minimisées dans la mémoire collective.

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