19 mars 2026

Matthieu Lartot évoque l’erreur médicale qui a conduit à l’amputation de sa jambe

Le visage familier du rugby français sur France Télévisions porte en lui une histoire marquée par la maladie et la résilience. À 46 ans, Matthieu Lartot continue de commenter les matchs avec passion, tout en assumant pleinement son handicap devant les caméras. Retour sur un parcours de vie bouleversé par une intervention chirurgicale aux conséquences dramatiques.

Un diagnostic qui change tout à l’adolescence

Tout commence lors d’un match de rugby alors que Matthieu Lartot n’a que 16 ans. Une blessure à la jambe, banale en apparence, révèle en réalité un synovialosarcome, un cancer au genou. Ce diagnostic tombe comme un couperet pour le jeune sportif.

Mais c’est l’intervention qui suit qui va sceller son destin. Le chirurgien se montre rassurant : dans quelques jours, il pourra reprendre la course. La réalité sera tout autre.

Une intervention aux conséquences désastreuses

« Après ce choc, le chirurgien qui m’opère dit que dans dix ou quinze jours, je vais pouvoir recommencer à courir. J’essaye de courir mais j’ai des douleurs terribles, je n’y parviens pas. En fait, le kyste n’était pas parti. La masse était toujours là », explique le journaliste dans l’émission « Un dimanche à la campagne ».

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Plusieurs années plus tard, la maladie refait surface. Selon lui, l’erreur médicale initiale serait à l’origine de cette récidive.

Des cellules cancéreuses disséminées

« Il n’aurait pas dû toucher à cette tumeur, en tout cas pas comme il l’a fait. Il a enlevé la tumeur et en le faisant sans précaution, des cellules cancéreuses ont pu se disséminer un peu partout. Là, ça devient très problématique, très urgent », dénonce Matthieu Lartot.

Pour stopper la propagation des cellules malignes, une décision radicale s’impose : l’amputation de sa jambe droite devient inévitable.

Une reconstruction physique et mentale

« On me met une prothèse massive de reconstruction, qui va du tibia au fémur. Il va falloir me retirer 10 centimètres de fémur parce qu’il faut prendre des précautions et couper haut, je rentre dans quelque chose qui va m’handicaper et qui remet complètement en question tout ce que je me suis imaginé et la projection que j’avais sur mon avenir », confie-t-il.

Le coup est rude. Le jeune homme doit faire le deuil de ses projets, de sa vie d’avant, et apprendre à vivre différemment.

Un retour à l’antenne sans complexe

Quelques semaines seulement après son amputation, Matthieu Lartot fait son retour sur les plateaux télé. Une rapidité qui témoigne de sa détermination à ne pas se laisser définir par son handicap.

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Le journaliste de France 2, figure incontournable de « Stade 2 », n’a jamais cherché à dissimuler sa prothèse. Pour lui, la transparence est essentielle.

Vivre son handicap au grand jour

« Si on s’amuse à essayer de cacher son handicap toute sa vie, ça va être fatigant. Il faut pouvoir l’assumer, et vivre au milieu de la société tel qu’on est », affirme-t-il avec conviction.

Cette philosophie de vie guide aujourd’hui son quotidien. À 46 ans, il continue d’exercer son métier de journaliste sportif et de commentateur sur France Télévisions, prouvant que le handicap n’est pas un frein à l’excellence professionnelle.

Une prise de parole pour sensibiliser

Le lundi 23 février, Matthieu Lartot était l’invité de l’émission « C à Vous » pour évoquer ouvertement son handicap. Une occasion de partager son expérience et d’inspirer d’autres personnes confrontées à des épreuves similaires.

Son parcours illustre la force de caractère nécessaire pour surmonter l’adversité et continuer à avancer malgré les obstacles.

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