
Dans le secteur de l’hôtellerie de luxe, les départs précipités de membres clés révèlent parfois des tensions insoupçonnées. Lorsque les ambitions commerciales prennent le pas sur l’humain, certains professionnels préfèrent tourner la page.
Une démission motivée par un désaccord profond
Après seulement dix mois passés au sein de L’Olivier de Leos, Coralie Saorin a choisi de claquer la porte. La directrice du spa ne partage manifestement pas la vision managériale de l’établissement.
Pour elle, la performance économique ne saurait être l’unique boussole. Elle défend une approche où l’écoute, le respect et la bienveillance constituent le socle d’une réussite durable.
Les mots d’une professionnelle désabusée
Dans son message d’adieu, Coralie Saorin confie : « Malheureusement, malgré mon attachement à ce projet et aux équipes avec lesquelles j’ai eu le plaisir de travailler, j’ai pris la décision de quitter mes fonctions après quelques mois seulement. »
Elle ajoute : « Cette décision n’a pas été facile. » Un aveu qui témoigne de son engagement initial envers le projet.
Un plaidoyer pour le management bienveillant
La responsable va plus loin en dénonçant un décalage entre les discours et la réalité : « La réussite d’un projet ne repose pas uniquement sur des chiffres, une stratégie ou de belles promesses, mais également sur des valeurs humaines, le respect, l’écoute et la bienveillance au quotidien. »
Elle lance également un avertissement : « Nous parlons souvent de management bienveillant comme d’une évidence. Pourtant, dans la réalité du terrain, il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que ces principes soient réellement appliqués. »
Une hémorragie de talents qui interroge
Le départ de Coralie Saorin n’est pas un cas isolé. L’établissement a également vu partir Yon Masurel, chef exécutif, ainsi qu’Aurélien Wargny, chef pâtissier.
Cette succession de démissions parmi les cadres clés, survenant peu après l’ouverture, soulève des questions sur le climat interne de L’Olivier de Leos.
Un nouveau chapitre à écrire
Malgré cette expérience frustrante, Coralie Saorin refuse l’amertume. Elle préfère garder en mémoire « les rencontres, les réussites, les défis relevés ».
La professionnelle entend désormais prendre le temps de la réflexion avant de s’engager dans un nouveau projet, espérant sans doute trouver un environnement plus aligné avec ses convictions.


