
Une enquête explosive met en lumière le rôle occulte d’une figure médiatique influente. Selon une investigation menée par Les Jours, la journaliste vedette exercerait un pouvoir considérable dans l’ombre, bien au-delà de ses fonctions officielles. Les révélations soulèvent des questions sur l’indépendance éditoriale et la gouvernance au sein d’un empire médiatique.
Un pouvoir officieux qui fait polémique
L’enquête publiée par Les Jours dévoile que Laurence Ferrari agirait comme un véritable bras droit de Vincent Bolloré au sein de Prisma Médias. Le groupe, propriétaire de titres comme Voici, Télé Loisirs, Capital ou France Dimanche, a été racheté par l’homme d’affaires en 2021.
Pourtant, la présentatrice vedette ne dispose d’aucune fonction officielle dans cette structure. Elle occupe actuellement des postes à CNews et Europe 1, tout en assurant la présidence du Journal du Dimanche. Elle intervient également comme éditorialiste au JDNews et au JDMag, tous appartenant à l’empire Bolloré.
Des interventions directes sur les contenus
Selon l’investigation, Laurence Ferrari n’hésiterait pas à intervenir directement sur les publications. Elle pourrait corriger, voire censurer des articles de magazines féminins, incluant Voici et France Dimanche.
Cette mainmise informelle suscite de vives tensions au sein des rédactions concernées. Les journalistes doivent composer avec une hiérarchie parallèle qui échappe aux organigrammes officiels.
Des témoignages accablants
Plusieurs salariés de Prisma Médias ont accepté de témoigner anonymement auprès des enquêteurs. Leurs propos dressent un portrait inquiétant de l’ambiance de travail actuelle.
L’un d’eux confie : « C’est la boss, et elle se comporte comme telle. Elle décide : ça c’est oui, ça c’est non ». Un autre va plus loin avec une évaluation sans appel : « Franchement, c’est la pire ».
Un groupe en pleine restructuration
Le rachat de Prisma Médias par Vincent Bolloré en 2021 avait déjà provoqué le départ d’une soixantaine de journalistes. Cette première vague de départs avait alors alerté sur les changements à venir.
En décembre dernier, la direction a annoncé un nouveau plan social d’une ampleur inédite. Jusqu’à 240 postes pourraient être supprimés, représentant environ un tiers de l’effectif total du groupe.
Une troisième vague de licenciements en deux ans
Ces nouveaux départs constituent la troisième vague de restructuration en seulement deux ans. Les chiffres ont été officiellement confirmés par la direction de Prisma Médias.
Cette saignée massive interroge sur l’avenir du groupe et sur le modèle économique retenu par ses nouveaux dirigeants. L’hémorragie de talents pourrait fragiliser durablement les rédactions concernées.




