
Connue du grand public depuis sa participation à la comédie musicale Notre-Dame de Paris, Julie Zenatti s’est imposée comme une artiste complète, reconnue pour sa voix exceptionnelle et ses textes personnels. Compagne de Benjamin Bellecour, la chanteuse n’hésite pas à aborder des thèmes intimes dans son œuvre, notamment à travers son dernier album.
Ce samedi 29 mars, invitée sur le plateau de l’émission Fréquenstar, l’interprète a fait des révélations bouleversantes sur un traumatisme de son enfance. Un témoignage courageux qui vise à libérer la parole des victimes de violences sexuelles.
Un traumatisme d’enfance révélé publiquement
C’est avec une émotion palpable que Julie Zenatti a évoqué une agression sexuelle subie à l’âge de neuf ans. Un événement qui l’a profondément marquée et qu’elle a longtemps gardé pour elle avant de l’aborder dans sa chanson « Plein phare », sortie en 2021.
« C’est quelqu’un que je ne connaissais pas. C’était pas intrafamilial. C’était dans la rue », a-t-elle précisé lors de l’émission. L’agresseur, un inconnu, a depuis été identifié et condamné par la justice.
« Il a fait de la prison », a confirmé l’artiste, rappelant que la justice a suivi son cours. Toutefois, elle confie avoir toujours du mal à regarder les images de cette période : « Je n’ai jamais regardé ce qu’on avait tourné ».
Une prise de parole pour aider d’autres victimes
Si Julie Zenatti a décidé de briser le silence, c’est avant tout pour encourager d’autres victimes à témoigner et à sortir de l’ombre. Pour elle, partager son histoire représente une étape essentielle dans son processus de guérison.
« Je n’ai pas envie d’avoir honte. Je n’ai pas envie d’avoir peur », affirme-t-elle avec détermination. Elle considère ce témoignage public comme une libération personnelle : « Ça me semblait important d’aller au bout de cette histoire. Pour moi, ça met un point final ».
Un soutien familial immédiat
Contrairement à de nombreuses victimes qui peinent à être entendues, la chanteuse a bénéficié d’un soutien sans faille de son entourage. « Mes parents m’ont crue tout de suite. À la brigade des mineurs, ils m’ont crue tout de suite », raconte-t-elle.
Elle considère cette réaction comme une véritable chance, consciente que beaucoup de victimes ne reçoivent pas le même accueil lorsqu’elles dénoncent les faits.
Un sujet difficile au sein de la famille
Malgré le soutien initial, évoquer cette agression reste une épreuve pour ses parents. « On n’en a jamais parlé. Je sais que pour mes parents c’est très difficile de voir ça », confie l’artiste, consciente de la douleur que ce sujet suscite chez ses proches.
Sensibiliser sa fille Ava dès le plus jeune âge
En tant que mère, Julie Zenatti a fait le choix d’un dialogue ouvert avec sa fille Ava. Elle l’éduque très tôt aux questions de consentement et de protection du corps.
« Elle sait puisque depuis qu’elle est toute petite, je l’éduque à ça », explique-t-elle. Une démarche préventive qu’elle juge indispensable, tout en acceptant ses limites parentales : « Je ne peux pas la protéger de tout ».
Des blessures qui ressurgissent dans la création
Dans son album « Refaire danser les fleurs », Julie Zenatti explore ces zones d’ombre de son passé. Pour elle, la création artistique permet de faire émerger des blessures enfouies et de leur donner un sens.
« Il y a comme ça des histoires qui font partie d’une vie, et qui ressortent à un moment, sans que l’on sache pourquoi. On a besoin que cela existe », confie-t-elle. Une façon de transformer la douleur en art et de poursuivre son chemin de résilience.




