
Le paysage audiovisuel français connaît un nouveau bouleversement. Les émissions dédiées aux causes nobles ne sont pas à l’abri des réalités économiques de l’audimat. Une production centrée sur la protection des animaux vient d’en faire les frais sur le service public.
Une aventure télévisuelle de courte durée
Lancé le 9 novembre 2025, le programme « Animalement vôtre » tire déjà sa révérence. Bernard Montiel, figure familière du petit écran et fervent défenseur des animaux, animait cette émission hebdomadaire sur France 3.
Le concept se voulait à la fois éducatif et accessible à tous les publics. Chaque dimanche, les téléspectateurs découvraient des reportages sur le bien-être animal, des conseils pratiques pour les propriétaires d’animaux, ainsi que des portraits et témoignages touchants.
Des chiffres d’audience qui ne décollent pas
Malgré une programmation dominicale et un sujet fédérateur, l’émission n’a jamais réussi à trouver son public. Dès les premières diffusions, les audiences se sont révélées décevantes.
Les débuts affichaient 382 000 téléspectateurs pour une part d’audience de 4,3%, suivis d’une seconde émission à 330 000 viewers et 3,5% de PDA. Si certains épisodes ont connu de meilleurs scores, atteignant entre 489 000 et 561 000 téléspectateurs, d’autres ont chuté jusqu’à seulement 324 000 personnes devant leur écran.
Une décision strictement économique
Face à ces résultats mitigés, France Télévisions a tranché. La chaîne publique a décidé de ne pas renouveler le programme pour des raisons budgétaires. Après sept mois seulement, « Animalement vôtre » disparaît de la grille des programmes.
Quel avenir pour l’animateur engagé ?
Bernard Montiel reste reconnu pour son engagement sincère envers la cause animale. Cette passion qui l’anime depuis des années trouvera-t-elle un nouvel écrin télévisuel ?
Pour l’heure, aucune information n’a filtré concernant de potentiels projets futurs de l’animateur au sein de France Télévisions. Son départ rappelle celui de Flavie Flament, dont l’émission avait également connu une fin anticipée sur la chaîne publique.
Un phénomène récurrent sur le service public
Cette interruption s’inscrit dans une tendance plus large observée sur France Télévisions. Les programmes à thématique spécialisée peinent souvent à fidéliser une audience suffisante pour justifier leur maintien à l’antenne.
Le service public se trouve ainsi confronté à un dilemme permanent : concilier sa mission d’intérêt général avec les impératifs d’audience et les contraintes budgétaires qui régissent désormais sa programmation.



