
Des étals de l’épicerie familiale aux plateaux télévisés, le chemin peut sembler improbable. Pourtant, c’est celui qu’a emprunté cette journaliste devenue figure incontournable du petit écran. Un parcours marqué par les détours, les découvertes et une passion tardive qui l’a propulsée au premier plan.
Des racines modestes et une quête de sens
Née dans une famille de commerçants à Pau, elle a grandi entourée de valeurs simples. Ses grands-parents travaillaient la terre, tandis que ses parents tenaient une épicerie pendant plus de trois décennies.
Cette culture du travail l’accompagne encore aujourd’hui. Mais le chemin vers sa vocation ne fut pas linéaire. Elle a d’abord suivi un BTS trilingue et une licence, davantage pour satisfaire sa mère que par conviction personnelle.
Une succession d’expériences professionnelles
Avant de trouver sa voie, elle a multiplié les postes dans des univers variés : concession automobile, import-export, commerce d’huile d’olive. Autant de tentatives qui ne répondaient pas à ses aspirations profondes.
« Ce n’était pas vraiment ma voie ! [Rires] Ce qui m’attirait, c’était le concret », reconnaît-elle aujourd’hui avec recul.
La révélation du ballon ovale
Le tournant de son existence survient à l’adolescence, lors d’un moment décisif : la demi-finale de la Coupe du monde de rugby en 1999. Cette rencontre déclenche une passion inattendue pour l’ovalie.
Canal+ repère rapidement son talent et son enthousiasme communicatif. La chaîne cryptée lui confie alors des commentaires de matchs de rugby, lui valant le surnom évocateur de « Madame Rugby ».
Une légitimité conquise sur le terrain
Malgré des débuts marqués par le scepticisme, elle gagne progressivement le respect du milieu. Joueurs et entraîneurs lui réservent un accueil chaleureux, reconnaissant sa compétence malgré l’absence de passage par les grandes écoles de journalisme.
Cette reconnaissance lui permet de s’imposer durablement dans un univers réputé masculin et exigeant.
L’ascension vers le JT de TF1
Son expertise et sa présence à l’écran lui ouvrent finalement les portes de TF1. Elle succède à Jacques Legros comme joker du 13 Heures, s’installant ainsi dans le paysage audiovisuel français.
Cette nomination couronne des années d’efforts et confirme sa polyvalence au-delà du seul domaine sportif.
Une personnalité sensible et authentique
« Je suis une angoissée optimiste », résume-t-elle avec franchise. Cette dualité définit son rapport au monde et à son métier.
Son empathie naturelle constitue à la fois sa force et son talon d’Achille. Capable d’absorber les émotions d’autrui, elle considère cette sensibilité comme une qualité professionnelle, malgré la fatigue qu’elle peut engendrer.
Une approche bienveillante de l’interview
Face aux célébrités, elle privilégie la construction d’un climat de confiance plutôt que la confrontation. Cette méthode reflète sa philosophie du journalisme, plus axée sur l’écoute que sur la provocation.
Consciente des risques médiatiques, elle protège farouchement sa vie privée, établissant une frontière nette entre sphère professionnelle et personnelle.
Entre bonheur et culpabilité
Paradoxalement, sa vie heureuse génère chez elle une forme de culpabilité nouvelle. Cette contradiction illustre sa complexité émotionnelle et sa conscience aiguë du monde qui l’entoure.
Les dimanches de repos, après avoir passé de nombreux week-ends sur les terrains de rugby, représentent pour elle des moments précieux de déconnexion et de ressourcement.




