
Le célèbre acteur français a découvert tardivement qu’il souffrait du même trouble neurologique que son fils Zachary. Cette condition, qui touche près de 5% de la population, affecte la coordination des mouvements et peut avoir un impact profond sur la confiance en soi. Un témoignage rare qui met en lumière ce handicap invisible, récemment évoqué dans une autre affaire médiatique.
Une révélation familiale inattendue
Daniel Auteuil a fait une découverte surprenante sur lui-même grâce à son fils. C’est en effet « par ricochet », lors du diagnostic de Zachary, que l’acteur a appris qu’il était lui-même atteint de dyspraxie. Ce trouble neurologique, méconnu du grand public, affecte la planification et la coordination des gestes volontaires.
La dyspraxie touche entre 4 et 6% de la population et se manifeste au quotidien par une maladresse apparente, des difficultés à écrire correctement, à boutonner une chemise ou simplement à organiser ses mouvements de façon fluide.
Une souffrance silencieuse pendant des années
Pour l’acteur, cette révélation tardive a été un soulagement après des années d’incompréhension face à ses propres difficultés. Il explique avoir vécu longtemps avec un sentiment profond d’inadéquation.
« On perd confiance en soi, et on devient, si on est curieux, un autodidacte. Mais d’être autodidacte vous enlève à vie une certaine assurance. Moi, si on m’avait pris au Conservatoire d’art dramatique, je n’aurais pas attendu presque 40 ans avant de jouer une pièce classique », confie-t-il.
Ce témoignage rare met en lumière les conséquences psychologiques que peut avoir un trouble non diagnostiqué. Daniel Auteuil avoue avoir longtemps cru « être un crétin » à cause de cette dyspraxie qu’il ne comprenait pas.
La polémique Stéphane Plaza
Le trouble est revenu au centre de l’actualité lors du récent procès de l’animateur immobilier Stéphane Plaza. Ce dernier a en effet affirmé souffrir de dyspraxie, expliquant que sa maladresse aurait pu jouer un rôle dans certains gestes violents qui lui sont reprochés.
Face à cette association controversée, la Fédération Dyspraxique Mais Fantastique (FDMF) a tenu à clarifier la situation. Dans un communiqué, l’organisation a précisé que « Le TDC n’est en aucun cas associé à des comportements violents » et a appelé les médias à aborder ce sujet avec davantage de rigueur.
Transformer une difficulté en force
Malgré les obstacles, Daniel Auteuil a su tirer des leçons de sa condition. L’acteur considère aujourd’hui que « La dyspraxie m’a appris la vertu du travail quand on n’est pas doué ». Une philosophie qu’il partage avec son fils Zachary, dont il parle avec fierté.
Pour le comédien, son fils « est libre, créatif, différent — et c’est sa plus grande force ». Un message positif qui montre comment ce trouble peut parfois développer d’autres qualités chez ceux qui en sont atteints.
Un acteur toujours actif
Le public pourra retrouver Daniel Auteuil à l’écran le 6 novembre 2025, dans le film « 15 ans et demi » diffusé sur Novo 19. Il y donnera la réplique à François Damiens, François Berléand et Julie Ferrier.
Ce long-métrage sera l’occasion de retrouver l’acteur qui, malgré les difficultés liées à sa dyspraxie, continue de briller dans le cinéma français avec une carrière impressionnante construite sur un travail acharné.




