
Entre les plateaux de cinéma et les terrasses ensoleillées de la Méditerranée, certaines célébrités choisissent un chemin alternatif. Loin des projecteurs parisiens, une actrice française a bâti une vie parallèle autour d’une passion inattendue : la production viticole artisanale sur un territoire volcanique italien.
Un coup de foudre insulaire à la fin des années 1990
C’est à la fin des années 1990 que Carole Bouquet découvre Pantelleria, cette île italienne nichée entre la Sicile et la Tunisie. Attirée par la beauté sauvage de ce territoire volcanique, l’actrice en tombe immédiatement amoureuse.
Depuis bientôt trois décennies, elle partage désormais son existence entre l’Hexagone et cet écrin méditerranéen. Une double vie qui reflète son attachement profond pour l’Italie et ses traditions ancestrales.
La renaissance d’un domaine viticole familial
L’actrice ne s’est pas contentée d’être une simple résidente. Elle a entrepris la restauration complète d’un domaine familial abandonné, transformant cette propriété en exploitation viticole artisanale.
Avec l’assistance de viticulteurs locaux, Carole Bouquet s’est lancée corps et âme dans la viticulture. Son engagement va bien au-delà d’un simple passe-temps de star.
Le Sangue d’Oro, un nectar traditionnel
Le domaine produit aujourd’hui le Sangue d’Oro, un passito élaboré à partir du cépage zibibbo. Ce vin doux suit une méthode traditionnelle reconnue au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
La production demeure fidèle aux techniques ancestrales, privilégiant un travail majoritairement manuel. Une approche artisanale qui garantit l’authenticité du produit final.
Un refuge loin de l’agitation cinématographique
Pour l’actrice, Pantelleria représente bien plus qu’une résidence secondaire. L’île constitue un véritable sanctuaire, un havre de paix éloigné du tumulte du septième art.
Elle y accueille régulièrement sa famille et ses proches, valorisant systématiquement les produits du terroir local. Les journées s’organisent autour d’activités ressourçantes : peinture, randonnées et travail de la vigne.
Un accident qui a marqué son parcours
L’année 2013 a marqué un tournant douloureux. Carole Bouquet a été victime d’un accident sur l’île, provoquant une névralgie du trijumeau, affection particulièrement invalidante.
Cette pathologie génère des douleurs persistantes qui l’accompagnent depuis lors. Malgré cette souffrance chronique, elle refuse catégoriquement de réduire Pantelleria à ce seul épisode traumatique.
Une résilience ancrée dans l’attachement insulaire
Son lien avec l’île demeure inébranlable, transcendant les séquelles physiques. Elle continue de se ressourcer sur ce territoire qui incarne désormais une seconde existence pour elle.
Cette vie alternative, rythmée par la nature et la passion vinicole, illustre un choix de vie radical. Pantelleria reste pour Carole Bouquet le symbole d’une liberté conquise loin des caméras.


