
Dans une saga familiale qui aura duré plusieurs décennies, la justice française vient de tourner une page importante dans l’histoire personnelle d’Alain Delon. Alors que l’iconique acteur s’est éteint le 18 août dernier à l’âge de 88 ans dans sa propriété de Douchy, la justice vient de se prononcer sur une affaire qui le poursuivait depuis des années : la reconnaissance de paternité réclamée par Ari Boulogne et poursuivie après sa mort par son fils.
Une longue bataille juridique définitivement close
Le 25 septembre 2025, la cour d’appel de Poitiers a rendu son verdict dans cette affaire emblématique. Les magistrats ont rejeté la demande de recherche en paternité initiée par Ari Boulogne, qui affirmait être le fils biologique d’Alain Delon. Cette procédure, relancée après le décès d’Ari en 2023, était portée par son fils Charles Boulogne.
Cette décision fait suite à un premier jugement du tribunal d’Orléans qui, en août 2020, s’était déjà déclaré incompétent dans ce dossier. À l’époque, la juridiction française avait estimé ne pas être « territorialement compétente » pour trancher cette affaire, Alain Delon résidant officiellement en Suisse.
Une histoire familiale complexe
Les origines d’Ari Boulogne
Né en 1962, Ari Boulogne est le fils de la chanteuse allemande Nico, figure emblématique du Velvet Underground, qui aurait eu une brève liaison avec Alain Delon au début des années 1960. Tout au long de sa vie, l’acteur français a catégoriquement refusé de reconnaître cet enfant comme étant le sien.
Une éducation dans le giron familial Delon
Paradoxalement, c’est Édith Boulogne, la propre mère d’Alain Delon, qui a pris en charge l’éducation du jeune Ari. Ce dernier a d’ailleurs porté le nom de Boulogne toute sa vie, créant une situation familiale pour le moins ambiguë qui n’aura jamais trouvé de résolution officielle du vivant des principaux intéressés.
Réactions contrastées suite à la décision
La décision de justice a suscité des réactions opposées dans les deux camps. Du côté des héritiers officiels de Delon, le soulagement est perceptible. Me Laurence Bedossa, avocate d’Anthony et Alain-Fabien Delon, s’est dite « satisfaite de la décision ».
À l’inverse, l’avocate de Blanche Boulogne, Me Saskia Ditisheim, a laissé entendre qu’un recours pourrait être envisagé, refusant ainsi de considérer cette décision comme définitive.
Cette affaire, qui se clôt peu après la disparition de l’acteur, illustre la complexité des relations familiales qui ont entouré Alain Delon, dont la vie privée aura fait couler autant d’encre que sa carrière cinématographique exceptionnelle.


