
L’animateur vedette de W9 se retrouve une nouvelle fois dans la tourmente judiciaire. Cette fois, c’est un réseau d’associations de défense des droits qui prend l’initiative de porter l’affaire devant la justice.
Un collectif d’associations monte au créneau
La Ligue de Défense des Valeurs Républicaines (LDVR), qui fédère 13 associations œuvrant pour les droits fondamentaux, a déposé une action en justice contre l’animateur. Le collectif reproche à Cyril Hanouna plusieurs infractions graves : harcèlement moral, diffamation et injures publiques.
Michael Bastien, qui préside la LDVR, dénonce fermement l’exploitation de la notoriété dans le but de porter atteinte à autrui.
Une polémique née d’une critique médiatique
L’origine de cette affaire remonte au 20 octobre dernier, lorsque Ouest-France publie un papier critique sur la manière dont les questions politiques sont abordées dans l’émission « Tout beau, tout n9uf ».
Face à cette analyse, l’animateur n’a pas tardé à réagir sur son plateau. Il s’est alors lancé dans une présentation ironique du travail du journaliste concerné, évoquant son parcours professionnel sous un angle défavorable.
Le quotidien régional défend son journaliste
Françoise-Xavier Lefranc, directeur de la publication du journal breton, a pris position pour soutenir son collaborateur. Selon lui, le journaliste a scrupuleusement appliqué les règles du débat contradictoire.
Des accusations de cyberharcèlement par instigation
Le cœur de la plainte repose sur l’accusation d’avoir déclenché une déferlante de cyberharcèlement à l’encontre du journaliste de Ouest-France. Les associations reprochent à l’animateur d’avoir utilisé son influence pour exposer le professionnel à des attaques en ligne.
La plainte comprend plusieurs qualifications juridiques précises : harcèlement moral par instigation, complicité de harcèlement moral, diffamation publique et injure publique.
Le cadre juridique de la procédure
Il convient de préciser qu’à ce stade de la procédure, ces éléments constituent des accusations et non des faits établis par une décision de justice. L’instruction devra déterminer la réalité des infractions reprochées.
Cette nouvelle affaire s’ajoute à un historique judiciaire déjà fourni pour l’animateur, régulièrement confronté à des polémiques liées au contenu de ses émissions.



