
Les tensions entre certaines personnalités politiques et les chaînes d’information en continu ne cessent de s’intensifier. L’ancien ministre de la Justice poursuit sa stratégie de boycott médiatique tout en maintenant ses critiques acerbes contre certains animateurs. Une position tranchée qui ravive les débats sur la partialité des médias.
Un refus catégorique d’apparaître à l’antenne
Éric Dupond-Moretti ne mettra pas les pieds sur le plateau de CNews. L’avocat maintient sa décision de snober la chaîne d’information, malgré les invitations répétées de Pascal Praud à venir débattre dans son émission.
Cette position assumée s’inscrit dans une démarche plus large de contestation des médias qu’il juge orientés politiquement. Le célèbre pénaliste ne cherche pas la confrontation télévisée, préférant d’autres formes d’expression.
Des joutes verbales dans les rues parisiennes
L’ancien garde des Sceaux affirme prendre le dessus lors de ses échanges avec Pascal Praud quand leurs chemins se croisent dans la capitale. Ces rencontres impromptues remplacent les débats télévisés que l’animateur souhaiterait organiser.
Cette situation illustre une méthode de communication alternative, loin des plateaux de télévision et de leur mise en scène habituelle.
Un ouvrage polémique contre le Rassemblement National
Avec Roselyne Bachelot, Dupond-Moretti a publié « Décidément non ! Le RN : Ce que nous ne pouvons pas taire ». Dans cet ouvrage, les deux auteurs dénoncent les médias qu’ils perçoivent comme partisans.
Ils rapportent notamment des propos de Marine Le Pen qui aurait qualifié CNews de « sa chaîne ». Cette accusation vise à démontrer la proximité supposée entre certains médias et l’extrême droite française.
Une clarification sur ses intentions
L’avocat tient à préciser sa démarche : il ne souhaite pas faire taire la chaîne, mais revendique simplement son droit de ne pas y participer. Une nuance importante dans le débat sur la liberté d’expression.
Cette position lui permet de critiquer sans appeler à la censure, une ligne de conduite qu’il estime cohérente avec ses convictions démocratiques.
Un historique de confrontations médiatiques
En 2025, Dupond-Moretti avait déjà exprimé des critiques virulentes envers Pascal Praud, allant jusqu’à l’accuser de s’entourer de personnes qu’il qualifie de « fachos ». Des propos qui avaient déjà marqué les esprits.
L’ancien ministre n’en est pas à sa première altercation publique. Son accrochage mémorable avec Christine Angot en 2018 reste gravé dans les mémoires comme l’un des moments les plus tendus de la télévision française.
Ces épisodes dessinent le portrait d’une personnalité clivante qui n’hésite pas à affronter verbalement ceux qu’elle considère comme ses adversaires idéologiques.




