
L’animateur télé se livre sans filtre sur son parcours de santé difficile. Face caméra, il raconte comment les coulisses de la télévision ont bouleversé son rapport à l’alimentation et déclenché une spirale dont il peine encore aujourd’hui à sortir complètement.
Un effondrement de santé lié aux contraintes professionnelles
C’est en rejoignant le Morning Live sur M6 en 2000 que tout a basculé pour l’animateur. Le rythme harassant de la matinale, avec des réveils en pleine nuit, a profondément perturbé ses habitudes alimentaires.
« Après le morning, je me levais à 3 heures du matin, 3 heures 30, on grignotait », confie-t-il sur le plateau de Jordan de Luxe. Ces horaires décalés ont créé un cercle vicieux de grignotages nocturnes qui s’ajoutaient aux repas traditionnels.
L’obsession d’un aliment en particulier
Magloire pointe du doigt un coupable inattendu : le camembert. « Le camembert m’a fait beaucoup de mal, je dirais même que le camembert m’a tué quelque part », déclare-t-il sans détour.
Cette « obsession du sandwich au camembert » combinée aux multiples prises alimentaires l’a fait « doubler le volume en quelques années ». Une progression spectaculaire dont les conséquences se feront sentir pendant longtemps.
Le choc des 200 kilos en 2016
L’année du décès de sa mère Raphaëlle marque le point culminant de cette prise de poids. Magloire atteint alors un pic de près de 200 kilos, un seuil psychologique qu’il décrit comme un électrochoc.
« Quand vous vous approchez des 200 kilos, vous vous dites : ‘Je suis mort' », confesse l’animateur. Cette prise de conscience le pousse à agir, mais le chemin reste semé d’embûches.
Une perte de poids impressionnante mais instable
Depuis ce sommet, il est parvenu à perdre environ 70 kilos. Un exploit qui pourrait sembler définitif, mais la réalité s’avère plus complexe.
Interrogé sur sa capacité à stabiliser son poids, Magloire reste lucide : « Non, je n’ai pas réussi. Et je veux dire, ça arrive à tout le monde, et la preuve, moi ça m’arrive. »
Il rappelle ainsi que ces fluctuations concernent un grand nombre de personnes engagées dans le même combat contre l’obésité.
Une charge virulente contre le corps médical
Au-delà de son témoignage personnel, l’animateur pointe du doigt l’attitude de nombreux professionnels de santé. Il juge une partie du milieu médical trop sévère envers les personnes obèses.
« Le milieu médical est très malveillant par rapport aux obèses, je dénonce, je dénonce vraiment le lynchage du milieu médical et des médecins, de beaucoup de médecins, que ce soit en province ou à Paris », martèle-t-il.
Un défaut de formation pointé du doigt
Pour Magloire, ce manque de bienveillance s’explique par une formation médicale insuffisante sur la question de l’obésité.
« On n’étudie pas l’obésité encore quand on devient médecin, c’est-à-dire qu’on a vaguement trois heures de cours en quatrième année, je crois », dénonce-t-il.
Cette carence en connaissances engendrerait, selon ses mots, un « déficit de compassion » préjudiciable aux patients concernés.



