
L’actrice française revient sur son parcours et son engagement pour les femmes victimes de violences. À l’occasion de la sortie de son nouveau film, elle témoigne de ses propres expériences et de l’évolution de son regard sur le féminisme.
Un rôle engagé dans « La Maison des femmes »
Le mercredi 4 mars, Karin Viard sera à l’affiche de La Maison des femmes, réalisé par Mélisa Godet. Dans ce long-métrage, la comédienne incarne la fondatrice d’une structure dédiée à l’accompagnement des victimes de violences sexistes et sexuelles.
Un rôle qui résonne particulièrement avec ses convictions personnelles et son propre vécu dans l’industrie du cinéma.
Des comportements inappropriés longtemps tolérés
Dans les colonnes de Télé Magazine, l’actrice a accepté de livrer un témoignage personnel. Elle évoque notamment son entourage proche et son environnement professionnel.
« J’ai des amies qui se sont fait tabasser. Dans mon métier, j’ai subi ou été témoin de comportements inappropriés. À l’époque, ça me semblait normal… Aujourd’hui, ce n’est plus toléré, heureusement ! », a-t-elle confié.
Une vision du féminisme qui a évolué
De la méfiance à l’admiration
Karin Viard reconnaît que son regard sur les militantes féministes s’est transformé avec le temps. Elle l’admet sans détour : son jugement initial était empreint de réticence.
« Avant, je trouvais qu’elles étaient un peu trop radicales et énervées, ces jeunes militantes. Je me demandais si c’était si productif que cela. J’en doutais », se souvient-elle.
Une prise de conscience salutaire
Aujourd’hui, l’actrice a changé de perspective. Elle a compris que la radicalité était nécessaire pour faire bouger les lignes.
Elle a réalisé que « rien ne change » si « on ne tape pas du poing sur la table ». Sa conclusion est claire : « Je trouve ces militantes courageuses. Elles vont au charbon ! »
La sororité comme pilier
Karin Viard revendique son attachement aux relations entre femmes. « J’ai toujours aimé la compagnie des filles. J’ai besoin de leur présence, de leur amitié. Je ne les ai jamais considérées comme des rivales », affirme-t-elle.
Pour la comédienne, il est essentiel de « se soutenir » entre femmes, un principe qu’elle défend ardemment.
L’éducation de ses filles
Marguerite, née en 1998, et Simone, née en 2000, sont les deux filles de Karin Viard. Elles « ont grandi avec l’idée qu’il fallait être respectées en tant que femmes » et défendre leurs droits.
L’actrice les a élevées dans la conscience de devoir se battre face à des hommes « qui s’accrochent désespérément à leurs privilèges ».
Un regard optimiste sur l’avenir
Malgré les résistances actuelles, Karin Viard garde espoir. Elle n’hésite pas à évoquer le contexte politique international pour illustrer son propos.
« Trump et sa clique de masculinistes sont pour moi des dinosaures qui hurlent à la mort avant leur disparition finale. Je ne serai peut-être plus là pour le voir, mais j’ai l’impression qu’un jour, tout ce cirque s’arrêtera », a-t-elle déclaré.



