
Le comédien et réalisateur Ahmed Sylla s’est livré sans filtre sur un épisode dramatique de son adolescence. Invité sur plusieurs plateaux télévisés pour promouvoir son premier long-métrage derrière la caméra, l’acteur a choisi de revenir sur un moment sombre de sa vie, révélant des détails bouleversants sur son mal-être passé.
Une confession bouleversante sur le plateau télé
Le vendredi 13 février 2026, Ahmed Sylla était présent dans l’émission « C à vous » aux côtés de Michèle Laroque. Venu promouvoir « L’infiltrée », son premier film en tant que réalisateur, l’échange a rapidement pris une tournure intime.
La discussion portait sur les effets de la célébrité sur la santé mentale. L’acteur n’a pas hésité à partager ses réflexions sur ce sujet délicat, ouvrant la porte à une révélation profondément personnelle.
Les lourdes charges de la notoriété
Selon Ahmed Sylla, « C’est un métier qui prend beaucoup de place ». Il estime que les inconvénients sont « beaucoup plus nombreux que les avantages ». Pourtant, il nuance son propos.
« Mais comme les avantages sont énormes, c’est-à-dire qu’on a la reconnaissance du public, c’est-à-dire que Michèle ou moi, quand on sort dans la rue, et en plus on n’est pas des personnes clivantes, les gens nous disent tout de suite qu’ils nous aiment. Ça n’existe pas pour un être humain de , comme ça, tout le temps », a-t-il confié.
Un geste désespéré durant l’adolescence
C’est dans ce contexte que le comédien a révélé avoir tenté de mettre fin à ses jours lorsqu’il était plus jeune. « J’ai tenté de mettre fin à mes jours en plein cours », a-t-il déclaré sans détour.
Cette tentative n’était pas un acte isolé, mais le résultat d’une accumulation de souffrances. Le jeune Ahmed se sentait perdu, déconnecté de son environnement scolaire et familial.
Une accumulation de souffrances
« C’était une accumulation. J’ai le sentiment de ne pas être trop à ma place. C’est bête à dire mais pour un adolescent, c’est hyper important : c’est à l’âge où l’on se construit ; je n’ai pas de petite copine. J’ai l’impression qu’on ne m’aime pas. Ma maman n’est pas là. Je vois mon papa triste et je reçois une mauvaise note en cours de math. Et là j’ai dit, ‘c’est trop, en fait’. Je n’ai plus envie d’être sur terre », a-t-il expliqué.
L’absence de sa mère, partie vivre en Afrique après le divorce de ses parents, pesait lourdement sur ses épaules. S’ajoutaient à cela la tristesse de son père et un sentiment d’échec scolaire et sentimental.
L’intervention salvatrice
Heureusement, « je ne vais pas au bout », se souvient-il. Les pompiers sont intervenus rapidement et l’ont transporté à l’hôpital. C’est là que tout a basculé.
La vision de son père profondément bouleversé a provoqué un déclic salvateur. « À partir de ce moment-là, je n’ai plus jamais eu aussi envie de vivre », a-t-il expliqué, soulignant le tournant radical que cet épisode a représenté.
Des confidences déjà évoquées sur Canal +
Cette révélation n’est pas totalement nouvelle. Quelques jours auparavant, dans l’émission « En aparté » sur Canal +, Ahmed Sylla avait déjà abordé son mal-être adolescent.
Il évoquait alors le divorce de ses parents et le départ de sa mère. « Je suis à un moment de ma vie où je suis complètement perdu, je ne me sens pas bien », confiait-il.
Un isolement social au collège
L’acteur détaillait également son sentiment d’exclusion au collège. « J’ai aussi une espèce de mal-être qui grandit au collège parce que ce sont les premiers où on se fait des amourettes, c’est ce moment-là aussi où on essaye de grandir, de se construire et je vois que quand mes potes ont des petites chéries, moi, je n’en ai pas. Tout ça, c’est un mélange », racontait-il.
Cette période de construction identitaire, cruciale pour tous les adolescents, s’était transformée pour lui en un parcours semé d’obstacles émotionnels et sociaux.




