
L’avocate et chroniqueuse Sarah Saldmann a décidé de tourner la page. Après plusieurs années passées sur les plateaux de CNews et Europe 1, elle annonce son départ, une décision qu’elle présente comme un tournant majeur dans sa carrière médiatique. Cette annonce intervient dans un contexte particulier, quelques jours seulement après une opération capitalistique qui a fait grand bruit.
Une annonce surprise sur les réseaux sociaux
C’est par le biais de la plateforme X que Sarah Saldmann a officialisé la fin de sa collaboration avec les deux médias du groupe. Le lundi 14 septembre, elle a publié un communiqué laconique évoquant une décision « mûrement réfléchie ».
Pourtant, l’avocate avait régulièrement exprimé son attachement au petit écran. Libération rapportait d’ailleurs qu’elle avait affirmé adorer la télévision. Sa participation récente à la saison 7 des Traîtres sur M6 et son rêve présumé de rejoindre Danse avec les stars sur TF1 témoignaient de cette passion pour l’univers télévisuel.
Le magazine Frontières au cœur de la décision
Si Sarah Saldmann reste discrète sur les motifs précis de son choix, elle évoque néanmoins « l’importance prise aujourd’hui par le média Frontières ». Cette mention n’est pas anodine : le groupe de Vincent Bolloré est entré au capital de ce magazine d’extrême droite à hauteur de 25 % le 4 septembre dernier.
L’ironie de la situation réside dans les propos tenus par la chroniqueuse quelques mois auparavant. Elle avait alors qualifié Frontières de média diffusant de la « propagande », une sortie qui lui avait valu des remontrances de Pascal Praud sur le plateau de CNews.
Des convictions qui évoluent
La jeune femme explique être désormais déterminée à « faire des choix cohérents avec (ses) convictions, (ses) priorités et la suite (qu’elle) souhaite donner à son parcours ». Cette volonté de réalignement semble avoir motivé sa rupture avec les antennes du groupe.
Elle précise partir « avec respect et reconnaissance pour le chemin parcouru, mais avec la volonté d’ouvrir désormais un nouveau chapitre ». Aucune indication n’a toutefois filtré concernant sa prochaine destination professionnelle.
D’avocate à personnalité médiatique
Inscrite au barreau de Paris depuis 2018, Sarah Saldmann s’est d’abord fait connaître par son métier d’avocate. Elle s’est notamment illustrée dans des dossiers médiatisés, comme celui des familles de résidents d’Orpea, pour lesquelles elle a déposé 80 plaintes en 2022.
Une prise de conscience sociale
En 2024, sa participation au documentaire « Au boulot ! » de François Ruffin a marqué un tournant dans sa réflexion politique et sociale. Cette expérience lui a permis de prendre conscience de certaines réalités sociales qu’elle connaissait peu.
Ce cheminement personnel aurait même modifié ses intentions de vote. Elle avait confié à Culture Médias : « Je pourrais voter pour Raphaël Glucksmann aux prochaines élections présidentielles », un positionnement qui illustre l’évolution de ses convictions.
Un nouveau chapitre à écrire
Le départ de Sarah Saldmann soulève de nombreuses questions sur la suite de son parcours. Restera-t-elle dans le paysage audiovisuel français ? Se consacrera-t-elle davantage à son métier d’avocate ? Ou empruntera-t-elle une voie totalement inédite ?
Une chose est certaine : cette rupture avec CNews et Europe 1 marque la fin d’une période et le début d’une aventure dont les contours restent à définir. L’intéressée n’a, pour l’instant, livré aucun indice sur ses projets futurs.



