
Les séparations des personnalités publiques ne se passent pas toujours dans la sérénité. Lorsqu’un enfant est au cœur du conflit, les enjeux deviennent d’autant plus sensibles. Le divorce entre Adriana Karembeu et Aram Ohanian illustre parfaitement ces tensions familiales portées devant les tribunaux.
La justice monégasque vient de rendre une décision provisoire qui redéfinit l’organisation de la vie de leur fille Nina, âgée de 8 ans. Un jugement qui ne satisfait pleinement aucun des deux parents, mais qui place l’intérêt de l’enfant au premier plan.
Une résidence principale confirmée à Marrakech
Le 2 septembre dernier, le tribunal monégasque a tranché sur le lieu de résidence de Nina. Contrairement aux souhaits d’Adriana Karembeu, la fillette continuera à vivre auprès de son père au Maroc.
La mannequin espérait que sa fille soit scolarisée et installée à Monaco. De son côté, Aram Ohanian réclamait une garde exclusive. Le juge a finalement opté pour une solution intermédiaire privilégiant la stabilité.
La stabilité de l’enfant au cœur des préoccupations
Nina fréquente depuis 2021 une école américaine à Marrakech. Elle y a construit ses repères : amis, activités extrascolaires, routines quotidiennes. Le tribunal a estimé qu’un déménagement couplé à un changement d’établissement scolaire risquait de provoquer une « perte de repères ».
Cette continuité dans le cadre de vie a donc pesé lourd dans l’appréciation finale. L’autorité parentale reste néanmoins exercée conjointement par les deux parents, signe d’une volonté de maintenir leur implication respective.
Un calendrier d’accueil aménagé pour la mère
Si la résidence principale reste au Maroc, Adriana Karembeu ne se voit pas pour autant éloignée de sa fille. Le tribunal lui a accordé un droit de visite et d’hébergement étendu, soigneusement organisé.
Les modalités pendant l’année scolaire
Durant les périodes scolaires, la mannequin pourra accueillir Nina à Marrakech du vendredi soir des semaines paires jusqu’au vendredi suivant. Un rythme qui lui permet de passer une semaine complète avec sa fille toutes les deux semaines.
Les petites vacances sont réparties entre les deux parents selon un système alternant années paires et impaires. Cette organisation vise à équilibrer le temps passé avec chacun.
Les grandes vacances estivales partagées
Pour juillet et août, le tribunal a prévu des périodes alternées de quinze jours. Chaque parent profite ainsi de moments privilégiés durant l’été avec leur fille, dans une logique de partage équitable.
La réaction d’Adriana Karembeu face au jugement
Dans un communiqué officiel, l’ancienne mannequin s’est exprimée sur cette décision de justice. Elle y voit une reconnaissance de son rôle maternel, malgré le maintien de Nina au Maroc.
Elle déclare : « Cette décision confirme qu’aux yeux de la justice, ma place auprès d’elle est pleine et entière ». Pour Adriana Karembeu, le tribunal a pleinement validé son « rôle essentiel » auprès de sa fille.
La personnalité rappelle que Nina demeure sa « priorité absolue ». Elle affirme vouloir avant tout préserver son « bien-être » et son « épanouissement », des termes qui témoignent de sa volonté de maintenir un lien fort malgré la distance.
Des accusations écartées par la justice
Le dossier judiciaire comportait un volet particulièrement sensible. Aram Ohanian avait formulé de graves accusations concernant l’environnement auquel Nina aurait été exposée.
Il avait notamment produit un procès-verbal d’huissier évoquant des contenus retrouvés sur la tablette de Nina, synchronisée avec le téléphone de sa mère. Des pièces que le juge a finalement écartées de la procédure.
Une atteinte à la vie privée selon le tribunal
Le magistrat a estimé que ces éléments pénaux portaient atteinte à la vie privée. Cette décision illustre les limites que la justice impose dans l’utilisation de preuves potentiellement obtenues dans un cadre contestable.
Une demande financière rejetée
Autre point notable de l’ordonnance : Adriana Karembeu réclamait une allocation mensuelle de 10 000 euros. Le tribunal monégasque a rejeté cette demande.
Cette décision financière s’ajoute aux dispositions concernant la garde et l’organisation de la vie de Nina, complétant ainsi un jugement provisoire qui devra peut-être évoluer selon les futures étapes de la procédure de divorce.

