
Avant de devenir l’immense star internationale que le monde entier connaît aujourd’hui, Céline Dion a dû affronter de nombreux obstacles pour percer en France. Son attachée de presse de l’époque révèle les coulisses difficiles de ses débuts parisiens, marqués par des refus répétés et des réticences inattendues.
Des débuts modestes dans un hôtel parisien
Au début des années 1980, la jeune Céline Dion pose ses valises dans un hôtel modeste du XVIe arrondissement de la capitale française. Accompagnée de ses parents et de René Angélil, elle effectue ce premier séjour parisien dans un but précis : rencontrer Claude Pascal, producteur et éditeur.
L’objectif est clair : préparer le lancement de sa carrière en France. Mais le chemin vers la reconnaissance sera semé d’embûches.
Les radios soutiennent, les télévisions freinent
Si les stations de radio françaises accueillent rapidement la jeune chanteuse avec bienveillance, notamment grâce à Monique Le Marcis sur RTL, la télévision se montre beaucoup plus réticente.
Michel Drucker et les frères Carpentier, figures incontournables du petit écran, rechignent à l’inviter sur leurs plateaux. Son premier passage télévisé ne survient qu’en 1982, dans l’émission « Croque Vacances ».
Un détail physique qui bloque tout
La raison de ces réticences ? Un détail physique concernant ses dents, qui ne pouvaient être modifiées qu’une fois adulte. Cette particularité esthétique constitue alors un frein majeur à son exposition médiatique.
Thérèse Zaydman, son attachée de presse de l’époque, se trouve contrainte de solliciter Eddy Marnay. Elle lui demande d’écrire une lettre pour convaincre les émissions de divertissement d’accueillir la jeune artiste.
Un style vestimentaire qui peine à convaincre
Au-delà de l’aspect physique, le style vestimentaire de Céline Dion pose également problème. Jugé laborieux, il est largement influencé par sa mère.
Ses tenues, notamment lors de ses passages chez Michel Drucker, ne correspondent pas aux standards télévisuels de l’époque et freinent son intégration dans le paysage audiovisuel français.
L’Eurovision comme tremplin
Le tournant arrive en 1988 avec sa victoire à l’Eurovision. Céline Dion remporte le prestigieux concours avec la chanson « Ne partez pas sans moi », sous les couleurs de la Suisse.
Cette consécration européenne marque un tournant décisif dans sa carrière et ouvre de nouvelles portes.
La fin d’une collaboration et des regrets
La même année 1988, Thérèse Zaydman met fin à leur collaboration professionnelle. La signature de Céline Dion chez CBS, future Sony Music, marque cette rupture.
L’ancienne attachée de presse exprime aujourd’hui des regrets, notamment concernant l’arrivée de Jean-Jacques Goldman, qu’elle décrit comme « sa Fée Clochette ».
Un lien personnel toujours intact
Malgré cette séparation professionnelle, une relation personnelle forte perdure entre les deux femmes. Thérèse Zaydman confie désormais un souhait simple : la voir et la serrer dans ses bras.
Ces témoignages rappellent qu’avant la gloire mondiale, même les plus grandes stars ont dû surmonter des obstacles et essuyer des refus.



