
Le départ fracassant d’une figure d’antenne révèle les tensions internes au sein du groupe Bolloré. Une affaire de corruption de mineurs et des promesses non respectées ont conduit la journaliste à claquer la porte pour rejoindre la concurrence.
Une promesse brisée après huit ans de fidélité
Présente depuis huit années au sein du groupe Bolloré, Sonia Mabrouk avait reçu un engagement formel. En cas de condamnation définitive de Jean-Marc Morandini, l’animateur serait écarté de l’antenne.
« Cet engagement m’allait, car le respect de la présomption d’innocence est quelque chose de sacré pour moi », a-t-elle déclaré pour justifier son acceptation initiale de cette situation délicate.
La condamnation de Morandini au cœur du conflit
L’animateur de CNews a été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une amende de 20 000 euros. Les chefs d’inculpation : corruption de mineurs et harcèlement.
Malgré cette décision de justice et des doutes qui planaient depuis 2016, Jean-Marc Morandini a continué d’occuper l’antenne. Ce n’est qu’après le départ de la journaliste qu’il a finalement proposé de se retirer.
Un souci de cohérence face au public
La journaliste a invoqué un « souci de cohérence » pour expliquer sa décision de rejoindre BFMTV. Une position qu’elle a maintenue face aux retours du public et de son entourage professionnel.
« Sur le sujet des mineurs, on ne peut pas créer le doute auprès du public », a-t-elle souligné, évoquant l’incompréhension générale face au maintien de l’animateur.
Des critiques même parmi les soutiens de Morandini
Sonia Mabrouk a reçu de nombreux retours, y compris de personnes appréciant l’animateur condamné. Tous s’interrogeaient sur les raisons de son maintien à l’antenne malgré le verdict judiciaire.
Elle a également estimé que Vincent Bolloré n’avait « pas à démontrer de ‘charité chrétienne avec quelqu’un qui a été condamné pour corruption de mineurs’ ».
Une sortie provoquée
La journaliste affirme s’être sentie poussée vers la sortie. Face à cette situation et à la déception engendrée par les engagements non tenus, elle a préféré prendre les devants.
Son arrivée chez BFMTV marque ainsi la fin d’une collaboration de près d’une décennie avec le groupe Bolloré, dans un contexte de tensions autour de la gestion de l’affaire Morandini.




