4 décembre 2022

Kad Merad milite pour la baisse des prix des places de cinéma

Photo by Lyvans Boolaky/UPtertainment/Sipa USA) Credit: Sipa USA/Alamy Live News

Dans un contexte très compliqué pour les salles obscures, surtout après les confinements et les jauges imposées, plusieurs hypothèses sont avancées pour relancer leur activité. Face à la super puissance des plates-formes de streaming comme Netflix, Disney+ ou Amazon, quelles sont leurs options pour faire revenir le public? Pour Kad Merad, il s’agit avant tout d’une question d’argent: les places de ciné sont trop chères!

L’acteur évoque le sujet qui fâche

Alors qu’il est en pleine promotion de son prochain film Citoyen d’honneur, Kad Merad a fait part de ses inquiétudes quant à l’avenir du secteur à l’antenne de RMC: «On voit, semaine après semaine, la baisse. Pourtant il n’y a plus de météo, de grèves: on n’a plus d’excuses. Je ne suis pas porte-drapeau de la profession mais je m’inquiète pour nos enfants qui veulent faire du cinéma.» a-t-il déclaré. Il ajoute que «la situation est assez critique: il faut réagir et ça passe par le public.»

Il ne s’arrête pas à ce constat et relance le débat plus qu’houleux du prix des places. Merad explique qu’une «place de cinéma, ce n’est pas donné (…) Quant on part en famille, qu’on prend deux glaces, trois bonbons, ça fait des soirées chères…» Pour lui, il faut repenser les tarifs. «Ça passera forcément par un effort économique. Baisser les prix? Peut-être! Un prix fixe comme les livres? Peut-être! Il faut s’adapter à la crise que l’on vit. Il ne faut pas attendre!» poursuit-il. Quand on sait qu’une place plein tarif coûte 14,20€ et peut aller jusqu’à 23€ pour un film projeté en 4Dx alors qu’un abonnement sur une plate-forme va coûter une dizaine d’euros en moyenne par mois, oui, l’argument économique a du sens.

Les exploitants se cachent derrière des tarifs très disparates

Christophe Maffi, président du syndicat lyonnais des exploitants de cinémas et membre de la fédération nationale des cinémas, explique aussi qu’il «y a plus de 2000 salles de cinéma en France avec une gamme de prix très variée. Il faut différencier ce qu’il se passe à Paris et dans le reste de la France.» D’autant que les pleins tarifs, mis en cause par l’acteur, ne représentent que 25 % des places vendues selon les exploitants de salles.

Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas évoque que la fréquentation des salles obscures est en baisse constante. Une estimation qui tourne autour de -25 à -30 % par rapport à 2019. À défaut de proposer des solutions, les professionnels du secteur préfèrent apparemment regarder leur industrie s’effondrer. Dernier chiffre en date, alors que la fréquentation était déjà au plus bas, au mois de juillet dernier, le nombre de spectateurs avait encore chuté par rapport à 2021 soit environ -2,3%.

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